À la uneUQAMUn vent rural à l’UQAM

Avatar Elisabeth Caron21 octobre 20132 min

Le Groupe de recherche et d’intérêt public de l’UQAM (GRIP-UQAM) s’est associé à plusieurs organismes d’agriculture biologique pour organiser, le 16 octobre dernier, le premier marché fermier de l’UQAM. L’activité a été mise en place pour souligner la journée contre le gaspillage alimentaire.

Sur fond de musique jazz, une demi-douzaine d’organismes et de maraîchers ont présenté légumes et produits biologiques aux participants. La représentante du kiosque Santropol Roulant, Beccah Frasier s’est enthousiamée pour le projet. «C’est bon pour la diète des étudiants!», a-t-elle lancé à la blague.

Tous les goûts sont dans la nature

Apiculteur à la Coop des jardins de la résistance, Michael Mage est persuadé qu’il faut sensibiliser les étudiants à manger local. Selon lui, il existe beaucoup de préjugés concernant le prix exorbitant des produits biologiques et des initiatives comme celle du GRIP-UQAM sont importantes. «C’est plus cher d’acheter bio dans une grande chaîne d’épiceries que directement d’un agriculteur local», a-t-il rappelé. L’apiculteur a remarqué un regain d’intérêt pour la consommation responsable, mais admet qu’il y a encore du travail à faire. «Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a une mode de consommation locale et on sent que les jeunes sont présents dans le mouvement», a-t-il ajouté.

Au marché fermier, les visiteurs ont pu trouver une variété de produits locaux. La coopérative de solidarité Miel Montréal a offert, entre-autre, du miel produit grâce à l’apiculture urbaine. «On essaie de conscientiser la population aux problématiques de mortalité des abeilles, de pollinisation et de biodiversité urbaine et rurale», a expliqué l’administrateur de la coopérative de solidarité, Pascal Priori. Beccah Frasier était quant à elle fière d’offrir aux participants des produits qui n’ont pas été en contact avec des pesticides. «Pour nous, l’agriculture bio est synonyme d’une production qui utilise des méthodes respectueuses de l’environnement et éthiques», a souligné la représentante. Son organisme, le Santropol, fait pousser des plantes sur des toits d’immeubles à Montréal et dans des bacs sur la terre ferme.

Un vélo de l’entreprise Fruixi et l’organisme Vigilance OGM étaient également de la partie. Entre 12h30 et 14h des ateliers avec le regroupement d’agriculteurs et de citoyens Union Paysanne et l’organisme Justice alimentaire pour Montréal étaient offerts aux participants.

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