Opinion>Mots tabousCe n’est qu’un début

Avatar Sandrine Champigny15 avril 20142 min

Après deux ans au Montréal Campus, je le quitte aujourd’hui avec le coeur gros. Sans mes heures passées à vendre des beignes et mes journées consacrées à corriger le journal de pied en cap, je vois mal comment je serais passée au travers de mon baccalauréat. De la première fois où j’ai fait mon entrée au Campus, toute gênée d’être parmi ceux qu’on m’avait vanté comme étant la crème de la crème, jusqu’au jour où par une chance extraordinaire je me suis retrouvée à sa tête, jamais je n’ai cessé de porter un amour bien particulier à ce journal étudiant pas comme les autres. Un journal étudiant où le contenu des articles est presque aussi important que le respect de ses quarts de ventes de beignes. Où savoir écrire un lead est un prérequis qui a la même valeur que de savoir laver des cafetières. Le Montréal Campus est une école où, j’en ai l’intime conviction, on en apprend autant sur soi que sur le journalisme. Bien humblement,
j’espère avoir laissé une trace dans ce journal pour lequel j’ai donné tant d’heures pendant les trois dernières années.

Les prochains mois s’annoncent remplis de turbulences pour le Montréal Campus. Des belles turbulences, je le souhaite, mais des secousses sont à prévoir et ce sera pour le mieux, si vous en décidez ainsi. En devenant rédactrice en chef du Montréal Campus, on se l’approprie un peu. Ce journal, c’est le bébé de plusieurs parents et ça a été le mien pendant un an. Comme n’importe quelle maman, je veux ce qu’il y a de mieux pour mon enfant, et les décisions qui ont été prises cette année pour le journal l’ont toujours été dans cette optique. J’estime que le Montréal Campus s’inscrit dans une tradition qui a toutes les allures de celle d’une grande famille et cette année, j’ai eu l’occasion de travailler avec la plus belle et la plus aimante qui soit. Je remercie aussi mes stagiaires, qui ont trimé dur, qui ne se sont jamais plaint de leur quantité de travail et pour qui les heures n’ont jamais compté. Je remercie aussi nos pitonneux de réseaux sociaux qui n’ont pas lâché leurs téléphones intelligents de l’année. Finalement, je remercie mes collègues chefs de sections, avec qui je rêvais, dès les premières journées de notre bac, de former l’équipe du sacro-saint Montréal Campus. C’est mis- sion accomplie, les amis. Le Montréal Campus continuera de vivre sans nous, et c’est aussi bien ainsi. Ce n’est qu’un début.

Le Montréal Campus est mort, vive le Montréal Campus !

Sandrine Champigny
Rédactrice en chef
redacteur.campus@uqam.ca

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