À la uneBaromètreCultureSoirée down tempo au club soda

Avatar Olivier Lefebvre28 septembre 20132 min

Emancipator a sauvé la donne hier soir au Club Soda en nous laissant entrer dans son dense univers musical. Pendant plus d’une heure, le son trip-hop downtempo de ses productions nous a transporté dans la nature à travers monts et vallées, non sans rappeler ses pochettes d’album qui en témoignent avec la représentation de forêts et de vastes espaces. Emancipator pousse à l’introspection et à la contemplation. Rien de mieux pour faire une fleur à votre corps et à votre esprit l’instant d’une soirée.

L’artiste originaire de Portland en Oregon voyage à travers le monde en s’assurant de récolter des échantillons de sons ambiants qu’il utilise dans ses morceaux. Allant d’un cri d’oiseau à l’écoulement d’un ruisseau, tout est bon pour ajouter une plus-value à son œuvre. Quant aux guitares, violons, mandolines et banjos perceptibles, Emancipator, de son vrai nom Doug Appling, s’assure d’utiliser des performances originales exclusives à sa production.

L’artiste était confiant et décontracté sur scène vendredi soir. Attitude qu’il a maintenue tout au long du spectacle. Il a proposé des pièces tirées en majorité de ses albums les plus populaires Soon It Will Be Cold Enough et Safe in the Steep Cliffs. Aucun artifice visuel pour le public n’a été prévu. Avides d’en entendre plus, le public en a redemandé deux fois plutôt qu’une. Un deuxième rappel généreux de la part d’Emancipator puisqu’il ne restait qu’une poignée de fidèles devant la scène.

Bouée de sauvetage pour Dead Horse Beats

Emancipator a effectué un sauvetage fort attendu puisque la performance de Dead Horse Beats, qui précédait la sienne, en a déçu plus d’un. Pourtant, le Néo-Écossais d’origine, maintenant installé à Montréal, propose un hip-hop downtempo solide sur l’ensemble des albums à son actif.

Les morceaux s’enchaînaient difficilement, ils naviguaient difficilement d’un univers musical à un autre, sans cesse affectés par des silences qui ne renforçait guerre l’atmosphère. L’utilisation d’instruments en direct sur scène a été une bonne idée, mais Patrick Wade semblait débordé entre son drumpad, son ordinateur portable et sa guitare électrique autour du cou.

L’artiste nous a habitués à un son riche et généreux inspiré du gospel. Hier, il a joué plusieurs de ses plus vieilles pièces en proposant au public de nouveaux remix de son dernier album Redeads. Un album sur lequel il reprend des morceaux de célèbres rappeurs tels que 50 Cent, Wu-Tang Clan et Dr. Dre.

Dead Horse Beats reste tout de même à découvrir. En espérant que ses prochaines prestations rendront hommage au talent qu’il possède.

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