À la uneBaromètreCultureNorth Americana

Avatar Isabelle L'Héritier27 septembre 20132 min

Après l’accueil chaleureux qu’avait reçu son premier album Inland, paru en 2010, Leif Vollebekk effectue un retour en force avec son deuxième album, North Americana, où il enrichit ses tonalités folks en collaborant avec de talentueux artistes montréalais.

En écoutant son second album, on reconnaît tout de suite le son inégalable de Vollebekk. Un son qu’il pousse d’autant plus à la perfection. «Avec du recul, je réalise que j’avais trop mis d’emphase sur les paroles de mon 1er album, avoue-t-il. Avec North Americana, les paroles sont tout aussi importantes, mais j’ai joué beaucoup plus avec la musique, en changeant le tempo et les tonalités.» Laissant de côté sa carrière solo, l’artiste folk se lance dans une nouvelle aventure en collaborant avec de talentueux musiciens montréalais tant au saxophone ténor qu’au violon, pedal steel, batterie et à la basse. «Ce que j’adore de Montréal, c’est la qualité des artistes. Les gens ne sont pas prétentieux et il y a une réelle possibilité de créer avec eux», explique Leif Vollebekk.

Osciller entre rêve et réalité

En s’attardant aux paroles de son nouvel album, on a l’impression d’entrer dans une histoire, tout en planant au-dessus de l’esprit du musicien. «Mes textes sont reliés en partie à ce que j’ai vécu, les rencontres que j’ai faites, mais c’est un peu comme dans un rêve. Je fais des va-et-vient entre la réalité et l’inconscient et ça fini par se fusionner», explique-t-il. Porté par le besoin de partir pour mieux revenir, Leif Vollebekk a su amasser des parcelles de vécu qu’il livre à son public de prédilection. «Je suis parti d’Ottawa parce que je suis tombé en amour avec Montréal, confie-t-il. Le public montréalais est toujours en quête de nouvelle musique. Il y a une réelle possibilité d’aller voir des shows tous les soirs. C’est bon parce que ça donne une visibilité aux nouveaux artistes», explique le musicien.

Durant les deux dernières années, Leif Vollebekk a parcouru les grandes villes aux côtés de son groupe en quête de la meilleure prise. De Montréal à Paris en passant par New York, il a enregistré ses dix nouvelles chansons dans des studios d’enregistrement détenant des sonorités uniques. Finalement de retour au bercail et en spectacle le 27 septembre au festival Pop Montréal, Vollebekk et son groupe repartent pour une tournée canado-américaine qui s’annonce chargée. «J’avoue que je suis stressé, mais ça va être plus facile qu’une tournée solo, convient-il. C’est beaucoup plus stimulant avec un band à tes côtés!» Avec plusieurs chansons à moitié écrites, l’artiste folk attend impatiemment son retour de tournée pour se remettre à fond dans la composition de nouvelles chansons. Afin de nous donner l’eau à la bouche, il jouera surement une nouvelle chanson ce soir à 22h à la Fédération ukrainienne.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *