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Avatar Julien Denis24 février 20163 min

En réponse au refus du Conseil d’administration de l’UQAM de prendre position sur l’autonomie de l’École des sciences de la gestion (ESG) lors de sa plus récente réunion, tous les membres de l’ESG seront appelés à se prononcer sur leur avenir au sein de l’Université lors d’un référendum planifié du 20 au 26 avril prochain.

Le CA n’a pas abordé le sujet, puisqu’il n’y avait pas de point prévu à l’ordre du jour sur l’autonomie de l’École des sciences de la gestion. «En l’absence d’engagement concret de la part de l’UQAM sur le principe d’autonomie demandée par l’ESG, le Comité de régie, comprenant les directeurs des huit départements et les vice-doyens, réunis en séance extraordinaire ce matin, a réitéré son appui total au doyen qui lance une vaste consultation portant sur l’appartenance de l’ESG à l’UQAM», peut-on lire dans un document publié par la direction de l’ESG.

Rappelons que le doyen de l’ESG, Stéphane Pallage, a envoyé une lettre le 17 février dans laquelle il sommait l’instance universitaire de «prendre position lors de sa réunion du 23 février, sur la demande de l’ESG d’obtenir une autonomie de l’UQAM».

«Quelques questions à ce sujet ont tout de même pu être posées au recteur Robert Proulx», soutient l’observateur étudiant au Conseil d’administration, Samuel Cossette. Comme la réunion se déroulait à huis clos, il n’a pu élaborer davantage sur la nature des échanges.

Quant à elle, la présidente du Conseil d’administration, Lise Bissonnette, demeure prudente.  « Le Conseil a décidé de ne pas fonctionner dans une logique d’ultimatum, presque de chantage a-t-elle déclarée à l’émission Gravel le matin. L’UQAM elle-même n’a pas les pouvoirs officiels pour se scinder. Nous n’en sommes même pas au début d’un examen en profondeur de la question», a-t-elle raconté. Malgré les récentes tensions à l’UQAM, la présidente dit être confiante pour l’avenir de l’Université, soutenant que l’institution est résiliente. 

Stéphane Pallage s’est étonné que le Conseil d’administration n’ait jamais pris les mesures nécessaires pour discuter de l’avenir de l’ESG. «Je ne peux pas croire que le recteur n’ait jamais parlé des demandes de l’ESG à la présidente du Conseil d’administration. Nous en discutons toutes les semaines depuis maintenant 2 ans» a soutenu le doyen en entrevue à RDI.

L’ESG souhaite une plus large autonomie financière dans l’optique de moderniser ses équipements et adapter ses technologies pour «être en mesure de jouer dans la cour des grands». Le doyen n’a pas écarté la possibilité d’ouvrir un «bureau de l’ESG» dans un autre pays. «Nous ne sommes pas capables de déterminer ce que nous pouvons faire, car c’est l’UQAM qui contrôle les finances,» déplore-t-il.

Pour donner suite aux déclarations de Stéphane Pallage, l’administration de l’UQAM a demandé au doyen de ne plus intervenir sur la place publique.

L’université a encaissé une baisse de 10,8 % d’inscription au baccalauréat pour la dernière session d’automne. Si la faculté venait à se séparer, l’UQAM perdrait 14 000 de ses 42 000.

Photo: Félix Deschênes

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