À la uneUQAMUne coalition en froid avec l’austérité

Avatar Jean-Philippe Guilbault23 février 20152 min

Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées devant les bureaux du premier ministre du Québec Philippe Couillard pour manifester contre les mesures d’austérité du gouvernement libéral. Les étudiants de l’Association facultaire étudiante de langue et communication et l’Association des étudiantes et des étudiants de sociologie de premier cycle de l’UQAM étaient en grève en solidarité au mouvement.

De tous les horizons, les manifestants profitaient de la présence des bureaux de la HSBC pour décrier l’évasion fiscale récemment mise en lumière par le scandale «Swissleaks». «On vient d’apprendre qu’un groupe vient d’entrer dans l’Association des banquiers canadiens pour occuper les bureaux pour justement démontrer qu’il y a des moyens de faire qu’il y a des mesures fiscales qui existent [pour le gouvernement], plaide la porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, Kim de Baene. L’évasion fait couler des centaines de millions, des milliards de dollars et encore une fois on ne fait rien!»

Des enseignants, des acteurs du monde communautaire et des pompiers se sont rassemblés pour faire comprendre leur mécontentement face aux compressions budgétaires et aux hausses de tarifs annoncées par le gouvernement de Philippe Couillard. «Ces mesures frappent de plein fouet en éducation, plaide le vice-président à la vie politique de la Fédération autonome de l’enseignement, Alain Marois. Le froid ne semble pas réduire les ardeurs des membres de la coalition. «J’en suis à ma cinquième manifestation en 2015», raconte Alain Marois. Des membres de l’Association des pompiers de Montréal promettent d’ailleurs un printemps chaud au gouvernement libéral. «Nous sommes fâchés autant après le gouvernement qu’après le Service des incendies qui n’offre aucun soutien à ses pompiers», précise Marc Way.

La «manif-action» s’est rapidement déplacée devant la Tour BNP-Paribas qui abrite les bureaux de la Banque Laurentienne, ancien employeur du ministre des Finances, Carlos Leitão. Les manifestants se sont ensuite regroupés devant la Place Montreal Trust, entre le boulevard de Maisonneuve et la rue Sainte-Catherine. Choquée, Manon Massé, une députée de Québec Solidaire, présente la situation en Grèce pour démontrer qu’une alternative à l’austérité est possible. Selon elle, les coupes dans le milieu de la santé affectent directement les femmes puisqu’elles en sont les principales utilisatrices. «Ce sont elles qui s’occupent encore des enfants et des personnes malades.»

Après le «craie-in» organisé le 22 février au parc Émilie-Gamelin, plusieurs autres actions de perturbations seront organisées cette semaine par la coalition. Une quarantaine d’actions sont prévues pour la semaine et d’autres demeurent des surprises, a tenu à préciser Kim de Baene. La demande d’injonction refusée par la Cour supérieure permettra également à l’Association facultaire étudiante de science politique et de droit de tenir son assemblée générale de grève le 24 février.

Crédit photo: Alexis Boulianne

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