À la uneUQAML’UQAM à Venise

Avatar Daphné Ouimet-Juteau22 février 20152 min

La Galerie de l’UQAM présentera une performance de l’artiste Jean-Pierre Aubé à la Biennale de Venise, événement mondial majeur de l’art contemporain, du 6 au 8 mars.

La directrice de la Galerie de l’UQAM, Louise Déry, présentera cette année à la Biennale un projet signé Jean-Pierre Aubé. L’artiste explique que sa performance s’inscrit dans la suite de son travail précédent, mais qu’on y retrouvera également quelque chose de singulier. La conseillère en relations de presse et événement spéciaux, Maude Béland, souligne que le projet est plutôt une intervention. Jean-Pierre Aubé travaillera sur place avec les ondes radio des appareils électroniques, ondes électromagnétiques qui se dégagent de ceux-ci. L’artiste captera, en se promenant dans la ville, l’électrosmog de Venise, soit toutes les ondes radio qui émane du lieu, révèle Maude Béland. L’électrosmoge sera ensuite projeté sur des bâtiments de Venise, ajoute-t-elle.

Jean-Pierre Aubé a pour thème favori la nature. « Maintenant la nature est de plus en plus définie par la science», soutient-il. C’est avec cette constatation que l’artiste a commencé à s’intéresser aux différentes technologies. Il a par exemple déjà capté la fréquence radio des aurores boréales. «Parfois ça donne un espèce de bruit, un grichement, et soudainement, on entend, pendant 2 secondes, quelque chose de compréhensible, mais la plupart du temps on ne peut pas vraiment en déceler le sens», s’avance Maude Béland en parlant des projets de Jean-Pierre Aubé. L’artiste précise que son art est influencé par plusieurs mouvements de plusieurs périodes différentes. «Mon inspiration vient autant des films de science-fiction, de la musique électronique expérimentale que de shows super cheap à Canal Z», dévoile Jean-Pierre Aubé.

Maude Béland indique également que les trois fois où la Galerie a participé à la Biennale c’était pour y présenter des projets de diplômés de l’UQAM. «Il s’avère que nos étudiants sont de très grand talent», proclame-t-elle. L’artiste qui présentera son projet cette année, Jean-Pierre Aubé, ne se risque pas à parler des impacts futurs que pourrait avoir cette participation sur sa carrière. «C’est dur à imaginer, ce n’est pas encore fait!», dit-il.

Maude Béland ajoute que la Galerie de l’UQAM crée et accueil une grande quantité d’expositions et, lorsqu’elle le peut, les fait voyager. «La Galerie a souhaité participer à la Biennale, car elle a une volonté de faire valoir le talent québécois à l’international», affirme la conseillère en relations de presse et événement spéciaux. Participer à l’événement est synonyme de grande visibilité puisqu’il est une des manifestations d’art contemporain les plus importantes du monde, soutient Maude Béland. La plupart des pays y sont représentés. «C’est un peu comme les Jeux Olympiques de l’art contemporain» compare la Conseillère en relations de presse et événement spéciaux. Cela ne donne pas trop le trac à Jean-Pierre Aubé. « C’est sûr que le contexte est particulier, mais le travail technique et créatif que j’ai à faire reste le même.»

Crédit photo : Jean-Pierre Aubé, Electrosmog Venezia, 2015, image tirée de la vidéo.

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