À la uneOpinionInsubmersible Montréal Campus!

Avatar Roch Cote21 janvier 20152 min

Les anniversaires du Montréal Campus dont une tradition bien établie fixe la célébration tous les cinq ans, me font chaque fois l’effet d’une agréable surprise. Tiens, il vit encore, il tient le coup! Encore quelques anniversaires et l’on s’étonnera que ce soit le fondateur qui tienne encore le coup! Trente-cinq ans! J’étais un peu plus âgé que le Montréal Campus d’aujourd’hui lorsque je l’ai fondé avec deux étudiants, Johanne Babin et Yvon Brossard.

Antidote 10

Ce journal mériterait de faire sienne la devise de la ville de Paris: fluctuat nec mergitur, il vogue et ne sombre pas. Il vogue: voilà donc 35 ans qu’il est exposé aux caprices des flots, qu’il traverse des mers calmes mais aussi des tempêtes, qu’il est parfois laissé à lui-même dans les quarantièmes rugissants… mais, surprise!, le voici qui émerge sur la vague «comme un nageur qu’on n’attend plus», selon la belle figure que j’emprunte à Léo Ferré.

Se pourrait-il que le Montréal Campus soit insubmersible? Si c’est le cas, on le doit non seulement aux beignes qui ont la forme d’une bouée de sauvetage mais surtout aux équipages qui chaque année prennent la barre du navire avec courage.

On me demande si le Montréal Campus a toujours sa pertinence. La réponse réside non seulement dans le simple fait qu’il a duré mais surtout dans la résilience qu’ont manifestée ses artisans dans les moments de crise. La physique définit la résilience comme étant la résistance au choc. En 35 ans, ce journal a subi des chocs qui auraient pu lui être fatals. Mais il s’est trouvé chaque fois des étudiants déterminés à le relancer et convaincus de la nécessité de disposer d’un véritable organe de presse pendant leurs années de formation.

Le Montréal Campus n’est pas seulement un lieu d’écriture. C’est aussi une expérience qui plonge ses artisans dans les choses de la vie: trouver des sous, assurer sa diffusion, faire entendre sa voix à l’intérieur des contraintes d’espace et de temps qui s’imposent à tout journaliste.

Alors vive les beignes, la marine et le Montréal Campus! Et au quarantième!

 

Roch Côté, fondateur du Montréal Campus

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