Ah, l’UQAM

Durant le petit somme estival du Montréal Campus, l’UQAM a fait des vagues et s’est mouillée de la tête aux pieds, pour le meilleur et pour le pire. Pendant que j’essayais d’emmagasiner un brin de vitamine D avant de m’enfermer au V-1380 pour les huit prochains mois, l’Université s’est assurée de faire tout ce qu’elle pouvait pour remplir les pages de notre premier numéro. En mettant en pause le Plan directeur immobilier pour une énième fois. En se lançant dans un appel d’offres aussitôt abandonné. Puis relancé. Puis abandonné. En se délestant finalement (enfin) du fardeau ridicule d’un îlot plus incommodant que voyageur.

Mais l’UQAM m’a surprise. Elle me fait toujours le coup, quand je m’y attends le moins. L’Université du peuple a redonné les lettres de noblesse à son surnom en investissant les locaux de la CinéRobothèque, fermée depuis septembre 2012. Ce sont les chanceux de la faculté de communication qui vont profiter de ces nouveaux locaux les premiers. Un nouveau logement pour les étudiants, c’est toujours le bienvenu, l’UTILE pourrait vous en parler longtemps.

Mais la beauté dans tout ça, c’est que l’UQAM, pour une fois, donne un réel coup de pouce à la mise en oeuvre d’un projet emballant. En plus d’installer une partie de ses étudiants dans l’institution cinématographique, l’Université a acquis les équipements qui se trouvaient déjà sur place. C’est une aide immense pour la CinéRobothèque qui, à cause d’un gouvernement qui se sacre de la culture comme de l’an 40, avait dû mettre la clef dans la porte.

Je me suis ennuyée de cette Université qui fait des bons coups, des fois. Je me dis que quelquefois, mon alma mater peut faire mieux que d’avoir l’air d’un gros bloc brun en quête de financement, mendiant en chef du Quartier latin. Le rôle d’une Université comme la nôtre, celle du peuple, devrait être de redonner à sa communauté étudiante, l’unique communauté uqamienne. De faire des actions concrètes sur le terrain, là où ça compte. Et ce n’est pas en perdant des millions dans un projet qui n’aboutit pas qu’elle le fait. C’est en prenant des décisions comme celle de sauver une institution du quartier.

On ne se cachera pas que de commencer l’année avec une annonce aussi positive, c’est tout calculé, minuté même. Des relations publiques à leur meilleur. Mais reste que c’est une belle façon de souhaiter la bienvenue aux nouveaux étudiants qui entrerons bientôt dans l’UQAM pour y rester.

Ce vent de renouveau est-il annonciateur d’une ère rectorale sous le signe du concret, du vrai, du terrain? Trop tôt pour le dire, peut-être. Mais je me permets tout de même de souhaiter que l’Université poursuive sa lancée, qu’elle se colle plus à la réalité de ses étudiants et de son campus, qui est tout sauf semblable aux autres. Que l’UQAM fasse bien, mais pas trop. On doit quand même remplir nos pages.

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Sur une autre note, je souhaite une excellente rentrée à tous les nouveaux étudiants, mais je lance un bonjour tout spécial aux nouveaux journalistes qui feront bientôt aller leur plume dans les pages du Montréal Campus. Aussi, un salut bien bas à mon équipe qui, je l’espère, poursuivra la tradition campussienne avec détermination et qui se dévoue déjà pour pousser le journalisme étudiant au niveau supérieur, malgré les obstacles. Bonne rentrée à tous!

Sandrine Champigny
Rédactrice en chef
redacteur.campus@uqam.ca

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