À la uneUQAML’UQAM fait son cinéma

Rachel Vanier13 septembre 20112 min

Des 61 films projetés au 42e Festival du film étudiant canadien, lors du dernier Festival des films du monde de Montréal, trois réalisations de diplômés et étudiants uqamiens ont été récompensées. Le film Nœud papillon du réalisateur diplômé à l’UQAM, Fernand-Philippe Morin-Vargas, diplômé de l’UQAM, remporte les grands honneurs du festival avec le prix Norman-McLaren pour le meilleur film toute catégorie.

Il devient ainsi le quatrième étudiant ou diplômé uqamien à remporter le prix Norman-McLaren depuis 1999. La dernière fois remonte en 2007. Le jury du festival avait alors, sélectionné Un week-end à la campagne, de Sandra Coppola, comme meilleur film. Malgré les éloges reçus au festival, la production du film Nœud papillon ne s’est pas déroulée comme l’aurait souhaité son réalisateur. «Mon directeur photo, David Sauriol-Joly, m’a dit qu’il n’a jamais vu autant de badlucks dans un même tournage», confesse Fernand-Philippe Morin-Vargas. Le réalisateur a dû jongler avec les aléas météorologiques de la période automnale. Il a aussi eu à diriger un acteur allergique aux poils de chat dans une maison où vivaient plusieurs félins.

Le film Nœud papillon de Fernand-Philippe Morin-Vargas racontel’histoire d’un jeune garçon de 10 ans dans les années 90. L’univers de l’époque est recréée par une sélection d’accessoires et de costumes de la directrice artistique, Annick Marion.

Fernand-Philippe Morin-Vargas dédiera les prochains mois d’automne à l’écriture d’un scénario. Son prochain film pourra bénéficier des 2 500 $ en services techniques offerts par l’Office national du film, assortis au prix Norman-McLaren.

Nostalgie en stopmotion

Les cinq étudiants de première année au baccalauréat en télévision à l’UQAM, Philippe Grenier, Jean-François Sauvé, Edith Jorish, Gabrielle Authier et Antoine Turcotte, ont quant à eux remporté le prix de la meilleure production en animation avec Les petites chimères. Un exploit que les étudiants et diplômés de l’Université n’ont pas réussi depuis Le temps d’aimer, de Sylvie Chartrand, en 1998.

Pour la réalisation du court-métrage, l’équipe a joué à la chaise musicale, chaque membre portant tour à tour le chapeau de réalisateur. Les cinq étudiants sont satisfaits de cette collaboration atypique. «Cette méthode nous permet de toucher à tout, de nous initier à toutes les étapes de la production, à condition que nous fassions tous des compromis», affirme Philippe Grenier. Malgré le roulement, aucun rôle n’a été laissé de côté dans la production. «Notre collègue Edith Jorish a mis un temps fou à trouver chaque objet du film, ce qui ajoute grandement à l’esthétique», estime Jean-François Sauvé.

Les petites chimères se déroule à un rythme saccadé, à l’aide d’une technique en stopmotion. La procédure consiste à faire défiler un nombre important de photographies en peu de temps. Les images sont dominées par le brun et le gris pour véhiculer l’atmosphère particulière de la maison d’une personne agée, figée dans le siècle dernier. Les membres de l’équipe entament l’automne avec de nouvelles projections de leur court-métrage au Youngcuts Film Festival au mois de septembre à Montréal.

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