Non classéDes étudiants de l’UQAM réinventent Montréal

Émilie Bergeron25 avril 20112 min
La foire du développement, organisée par l’Association étudiante générale des étudiants en urbanisme de l’UQAM (AGEUR), a attiré plusieurs curieux les 20 et 21 avril derniers. Les finissants du baccalauréat en urbanisme ont proposé des alternatives de réaménagement pour divers lieux de Montréal et ses environs, à l’agora du Judith-Jasmin.
 
Pendant huit mois, dans le cadre de trois cours, les étudiants se sont concentrés sur un site de leur choix, tenant compte de son patrimoine et de ses réalités physiques et socio-économiques propres. Par-là, un plan de renouvellement du canal Lachine, par ici, un nouveau souffle pour la rue Frontenac et un peu plus loin, une future vocation pour le fameux silo no 5 du Vieux-Port de Montréal. Ils ont revisité, repensé ces quartiers dans une visée de développement durable. «Dans le cadre de ce projet, l’idée n’est pas de se restreindre à des budgets ou à des règles d’aménagement, qui bien souvent sont assez strictes, mais  c’est davantage une occasion d’innover, d’être créatif» explique Ariane Gagné-Daoulas, vice-présidente sortante de l’AGEUR.
 
«Le but n’est pas d’arriver avec nos grosses bottes, d’enlever tout ce qui est déjà en place et de bâtir des infrastructures, souligne Jean Luc Gagnon, qui s’est penché sur quartier Saint-Viateur Est. Notre souci est plutôt de mettre en valeur le patrimoine historique et culturel déjà existant». Sa comparse, Marie Gratton, ajoute que «plusieurs artistes plus underground émergent sur ce site et qu’il est important d’alimenter leur créativité, en créant des rues piétonnes pour qu’ils exposent et des condos spécialement conçus pour eux, notamment».
 
Christian Larivière et son équipe souhaitent quant à eux voir le quartier Lachine, où 20% des locaux commerciaux sont inutilisés, prendre un tournant plus résidentiel. Des entrepôts occupent une grande superficie qui pourrait être utilisée différemment. «Il y a une zone tampon sur la sixième avenue qui fait en sorte que, les résidents mettent le nez dehors et ce qu’ils voient, ce sont des garages, des bâtiments tous liés à l’industrie de l’automobile, ce n’est pas intéressant.»
L’urbanisme, l’histoire de tout le monde
Cette année, l’événement prenait place dans les corridors du Judith-Jasmin, une artère passante de l’UQAM. «Ça évoque à ce sens le rapport de l’urbaniste avec son principal sujet de prédilection: la rue», insiste Ariane Gagné-Daoulas, une des organisatrices. Auparavant, la foire se tenait à la salle Marie-Guérin-Lajoie.
 
La consultation publique est primordiale, ajoute-t-elle, dans l’élaboration d’un plan de développement durable. Selon Ariane Gagné-Daoulas, plusieurs exemples en politique témoignent d’un certain laxisme à ce niveau. L’intérêt de la foire du développement, dit-elle, c’est que «l’urbanisme est accessible à tous, que ce soit par intérêt pour l’architecture ou simplement par utilisation régulière des transports en commun.»

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