Non classéLes uqamiens peu enclins à évaluer leurs enseignants

Philippe Lépine23 avril 20112 min
Le Service d’évaluation volontaire de l’enseignement, qui se déroule du 3 au 29 avril est moins populaire depuis qu’il se fait en ligne. Un phénomène qui inquiète les associations étudiantes et le Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ). 
 
En date du 18 avril, seuls 19 % des étudiants de la Faculté de communication avaient procédé à l’évaluation de leurs professeurs et chargés de cours. «J’ai l’impression que les étudiants ne sont pas sensibilisés à la portée que l’évaluation peut avoir», affirme la présidente de l’Association générale des étudiants en communication, Pamela Potvin. Un avis que partage le 3ème vice-président du SPUQ, Jean-Marie Lafortune.. «Les étudiants connaissent de plus en plus une perte de la culture de l’évaluation», croit-il. De ce fait, les nouvelles cohortes participeraient nettement moins. 
 
L’évaluation de l’enseignement permet aux étudiants de donner – de façon confidentielle – leurs commentaires sur le travail de leurs professeurs et chargés de cours et de faire de suggestions pour améliorer la qualité de l’enseignement. Les directions départementales et les facultés ont ensuite accès aux résultats, au même titre que l’enseignant.
 
Selon la vice-rectrice, le haut taux de participation à l’évaluation en format papier – d’approximativement 67% –  était attribuable aux quinze minutes allouées aux débuts des cours pour la compléter. «Toutefois, les commentaires étaient souvent absents ou moins réfléchis, juge-t-elle. Avec notre service par Internet, les commentaires sont plus nombreux.» La mise en ligne du service, à l’hiver 2009,  aurait permis d’accélérer l’accès aux résultats, de réduire les coûts et la consommation de papier.
 
Cependant, d’après les commentaires recueillis par la vice-rectrice, le test actuel serait un peu trop long et les étudiants auraient l’impression que leur opinion passe inaperçue. Ils auraient aussi tendance à abandonner après l’évaluation de deux ou trois professeurs par manque d’intérêt ou de temps.
Des nouvelles pistes de solution
La vice-rectrice au Soutien académique et à la vie étudiante compte alléger sous peu le questionnaire et le mettre à l’essai pendant le trimestre d’été. D’autres avenues sont considérées pour inciter les étudiants à participer à l’évaluation, dont le tirage d’un voyage parmi les répondants.
Le Service de soutien académique prétend que «plus le niveau de participation est élevé et plus les résultats sont utiles» D’ailleurs, Jean-Marie Lafortune, du SPUQ, rappelle qu’auparavant, «certaines facultés ne considéraient pas les résultats des évaluations si le taux de participation était inférieur à 50%». Tous souhaitent donc voir le taux de participation augmenter dans les prochains jours pour rendre l’évaluation plus légitime.

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