Élections 2018SociétéLe Parti québécois s’attaquerait à la cause de la rémunération des stages

EXCLUSIF — Un gouvernement du Parti québécois (PQ) lancerait dans les cent premiers jours de son mandat un « chantier » d’étude du phénomène de la rémunération des stages afin de répondre à la problématique, a confié au Montréal Campus la candidate péquiste Carole Poirier.

« Il nous faut un chantier sérieux, rapidement, qu’on mette les acteurs autour de la table et qu’on se donne le mandat de régler les stages, a lancé en entrevue la porte-parole en matière d’éducation du PQ. Et il ne faut pas les régler à la baisse, mais les régler dans l’équité. »

L’annonce de ce chantier sera faite dans les prochaines semaines de la campagne électorale, a ajouté Mme Poirier.

« Il faut que ça devienne une priorité, a-t-elle dit. Dans les premiers mois, [on doit] s’asseoir avec les associations étudiantes, avec les universités, avec les cégeps et avec le milieu du travail, et dire : “on fait quoi ?” »

Mme Poirier a convenu que la rémunération universelle ne se ferait pas facilement et qu’il était indispensable d’obtenir « un vrai portrait » statistique.

« C’est complexe, a-t-elle observé. Je ne sais pas comment on doit le régler et je ne veux pas de solution magique, mais je veux qu’on s’y attaque de façon importante. »

« Il y a peut-être des stages où [les conditions sont] correctes, a-t-elle repris. Et il y en a peut-être où c’est de l’abus. Et, à mon avis, il y a de l’abus quelque part. »

La députée sortante d’Hochelaga n’a pas pu donner de balises financières à ce chantier de discussions.

Le quatrième stage en enseignement fait l’objet d’une compensation financière depuis mars, une mesure instaurée par le gouvernement libéral. Québec solidaire a de son côté promis une « politique nationale des stages », qui mènerait à une rémunération de tous si le parti était porté au pouvoir en octobre.

Ce printemps, le mouvement pour la rémunération des stages a attiré des milliers d’étudiants dans plusieurs grèves, culminant le 8 mars alors que 30 000 personnes ont pris congé de leurs cours.

photo: LUDOVIC THÉBERGE MONTRÉAL CAMPUS

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