Les films comme Animal House et Old School n’ont pas aidé les fraternités à se départir d’une image sectaire ou dépravée. Le président de Segma Thêta Pi, Julien Caudroit Van Cauwenberghe, déplore les stéréotypes que véhicule ce genre de films hollywoodiens. «Les gens qui écoutent ces films ignorent qu’il existe des nuances. Ils associent “fraternité” à des gens manipulateurs, des beuveries, voire la théorie du complot.» Pour mieux contrer ces préjugés, la plupart des sites Internet de fraternités et de sororités comportent une section d’information destinée aux parents des étudiants qui joignent ces groupes. Or, même si la «Greek Community» possède réellement un aspect plus secret, elle sait s’impliquer dans la communauté. Les groupes «grecs» organisent chaque session des événements qui visent à ramasser des fonds pour une cause. Le président de Sigma Thêta Pi, Julien Caudroit Van Cauwenberghe, souligne que chaque groupe s’associe à celle à laquelle ils sont les plus sensibles. Dans son cas, les maladies infantiles. S’ils tentent d’organiser environ deux événements par session, ce n’est pas toujours évident, précise Omid Malek, de Tau Kappa Epsilon. «Si nous avions plus de membres, ce serait facile de faire plus d’activités caritatives. Ça demande beaucoup de temps et nous sommes étudiants.»
