À l’aube des élections de mi-mandat aux États-Unis, j’ai rencontré des étudiant(e)s de l’Université du Vermont, à Burlington, pour voir si ils et elles étaient intéressé(e)s par la politique. Certain(e)s étaient préoccupé(e)s pour l’avenir de leur pays, alors que d’autres conservaient un espoir de changement. Malgré leurs opinions divergentes, ils et elles soutenaient que la participation citoyenne demeure essentielle.
Le 3 novembre, sous une pluie persistante, devant le centre étudiant de l’Université du Vermont, Miles Pahl et Katie Barrow distribuaient bénévolement des dépliants pour la candidate démocrate Amanda Janoo. À 21 ans, les deux étudiant(e)s s’impliquent activement dans la vie politique de leur État.


Pour Miles, qui étudie l’environnement et la géographie, les dernières années ont renforcé l’importance de voter. « La situation politique des États-Unis me fait réaliser que plus de gens doivent participer et voter. Plus les gens s’impliquent, mieux c’est! », a-t-il affirmé.
Sa collègue Katie, étudiante en science politique, voit les élections de mi-mandat comme une occasion pour la population d’envoyer un message clair à ses dirigeant(e)s. « Le gouverneur républicain du Vermont, Phil Scott, veut faire construire un centre de données au Vermont. Mais la population ne veut pas ça. Alors c’est important de leur faire savoir qu’ils peuvent se rendre au bureau de vote et qu’ils peuvent encore s’enregistrer pour voter le jour même de l’élection », a-t-elle expliqué.
Entre préoccupations et désir de changement
Quelques minutes plus tard, devant la bibliothèque Howe, trois ami(e)s se sont abrité(e)s de la pluie. Holly, Alia et Krane ont tous et toutes des préoccupations différentes quant à l’avenir des États-Unis, mais partagent la conviction que la politique les touche directement.

Holly, 21 ans, étudie la génétique moléculaire à l’Université du Vermont. Originaire du New Hampshire, elle remarque des différences importantes entre son État natal et le Vermont. « En comparant les deux États, je vois que beaucoup de choses doivent changer », a-t-elle dit, citant notamment la protection des droits des personnes LGBTQ+.
De son côté, Alia, 20 ans, étudiante en études internationales, aimerait voir plusieurs réformes mises en place. « Beaucoup de choses doivent changer. Par exemple, la façon dont l’immigration est gérée. C’est un sujet important et nous ne le traitons pas de la bonne manière. L’intelligence artificielle est un autre problème, mais la liste est longue! », a-t-elle souligné.
Krane, 22 ans, étudiant au baccalauréat de langue anglaise, s’inquiète des conséquences de certaines décisions politiques sur l’avenir du pays. « J’ai peur que des gens mal informés prennent des décisions stupides qui nous affectent tous », s’est-il confié.
L’importance de participer
Malgré leurs inquiétudes, plusieurs des étudiant(e)s rencontré(e)s demeurent optimistes quant au pouvoir du vote. Pour Alia, les élections représentent avant tout une occasion d’agir. « Ça veut dire qu’on a la chance de faire changer les choses », a-t-elle affirmé.
Si les élections de mi-mandat attirent généralement moins l’attention que les présidentielles, les étudiant(e)s de Burlington croient tout de même qu’elles demeurent un moment important pour faire entendre leur voix et influencer les décisions qui façonneront leur avenir.



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