Attablés au Café Léo, tout près de l’UQAM, où ils étudient tous les deux, Mathis Boulay et Laurent Duval, respectivement chanteur et claviériste du groupe Dauphins se livrent. Ils racontent leur décision de changer le nom de leur groupe alternatif, l’hiver chargé qui les attend et la suite du projet Dauphins.
Céréales Dauphins a dévoilé le 2 février sa nouvelle identité, Dauphins. « Le nom qu’on avait choisi au début [Céréales Dauphin], c’était vraiment sur un coup de tête », explique Laurent, qui étudie au Baccalauréat en musique à l’UQAM.
« On a encore du fun, mais on a envie d’avoir une vision plus concentrée », raconte Mathis. Dauphins planche sur plusieurs projets – de nouvelles chansons notamment – et, selon l’étudiant au Baccalauréat en communication marketing, l’ancien nom correspondait moins à ces nouvelles compositions. « On voulait un renouveau », précise-t-il.
Ce changement de nom et d’identité visuelle s’effectue également dans le but de se prendre plus au sérieux, note Marion Gagnon-Loiselle, gérante du groupe. « Ils veulent voir c’est quoi le prochain niveau qu’ils pourraient atteindre. »
Un hiver de concerts
Ce prochain niveau se métamorphosera bientôt sous la forme d’une participation aux Francouvertes. En février, le groupe s’est aussi produit au festival Phoque OFF. Comment les deux musiciens entrevoient-ils cette visibilité soudaine?
« On essaie d’être le plus prêt possible pour ces choses-là en faisant de plus en plus de pratiques. On comprend mieux notre projet maintenant, vers quoi on se
dirige. Comme ça, on espère qu’on peut mieux s’expliquer en entrevue », note Laurent Duval, rieur.
Le groupe présentera son nouveau matériel pour la première fois cet hiver, enchaîne Mathis Boulay. Selon lui, il s’agit d’une occasion en or pour apprendre à mieux défendre leur projet.
De la scène au studio
Après avoir sorti deux chansons, soit « Lucky Charms » en 2024 et « Craches-tu (ton amour) » en 2025, Dauphins dit être prêt à passer à autre chose, entre autres l’écriture et l’enregistrement d’un premier album. À la suite d’un début d’année bien rempli de spectacles, les membres du groupe ont déclaré au Montréal Campus souhaiter passer l’été à enregistrer l’album dont la majeure partie des chansons sont déjà composées.
Deux ans après la formation du groupe au Collège Lionel-Groulx, les cinq musiciens de Dauphins ont trouvé une recette gagnante pour l’écriture de leurs chansons. Mathilde Côté et Mathis Boulay, les deux interprètes du collectif, écrivent chacun de leur côté des morceaux qu’ils et elles performent ensuite devant le reste du groupe. Les cinq se rassemblent puis travaillent ces chansons pour arriver à un résultat final qui plaît à tous et toutes.
Le fait d’avoir seulement deux personnes à la composition permet d’aborder des sujets de manière plus concrète et directe, selon Laurent Duval. « Le processus d’écriture est moins bordélique », ajoute-t-il.
Étudier sans penser au futur
Étudiants à l’UQAM, Mathis et Laurent disent ne pas nécessairement avoir une vision précise de leur avenir. Passionnés de musique mais conscients de la précarité de cette industrie au Québec, ils affirment vouloir continuer leurs études à l’université.
Pour Mathis, l’idée de faire carrière dans le milieu des communications est loin d’être exclue. « Au Québec, l’industrie de la musique est tellement petite que je ne veux pas juste me [concentrer] là-dessus. C’est trop de pression. J’aime mieux avoir un plan B », témoigne-t-il.
Il mentionne également craindre de perdre son amour de la musique si jamais cette passion finissait par être son métier. « J’aime tellement faire de la musique que j’ai peur de gâcher ça », conclut-il.



Laisser un commentaire