À la uneUQAMMobilisation pour des bibliothèques 24 heures

Avatar Julie Levasseur12 avril 20173 min

Sur l’initiative de l’Association étudiante de l’École des sciences de la gestion (AéESG), les sept associations facultaires de l’UQAM s’unissent autour de la campagne « L’UQAM ferme ses portes au savoir » pour revendiquer une plus grande accessibilité des bibliothèques de l’Université. Un groupe de travail en collaboration avec l’administration de l’établissement a été formé afin d’explorer la question.

« On revendique l’accès 24 heures aux bibliothèques en priorisant les périodes d’examens, donc les quelques semaines de mi-session et de fin de session », précise le vice-président aux Affaires externes de l’AéESG et coordonnateur de la campagne, Guillaume Lecorps. Actuellement, les bibliothèques sont accessibles de 8 h 30 à 22 h en semaine ainsi que de 11 h à 17 h le samedi. Elles sont fermées le dimanche. « De toutes les universités sur l’île de Montréal, l’UQAM a les pires horaires de bibliothèque », soutient l’étudiant.

La mobilisation a pris forme pendant la session d’automne à la suite des demandes des membres de l’AéESG, auxquelles les autres associations étudiantes se sont ralliées. « C’est une campagne panuqamienne, indique Guillaume Lecorps. Les représentants de toutes les associations facultaires ont donné l’appui de leurs membres et le pouls est unanimement positif. » Selon un sondage partagé sur Facebook et réalisé par les étudiants à l’origine de la campagne « L’UQAM ferme ses portes au savoir », entre 98,9 et 99,1 % des répondants considèrent l’accessibilité des bibliothèques de l’UQAM comme un enjeu important et une bonne proportion d’entre eux affirment avoir fréquenté celles d’autres campus en raison des horaires restreints, fait savoir Guillaume Lecorps.

Un study in de contestation pacifique a été organisé le 5 avril dernier à la bibliothèque centrale, où les étudiants étaient invités à se rassembler à partir de 21 h « pour étudier symboliquement et démontrer leur dévouement, leur volonté d’apprendre », mentionne le coordonnateur de la campagne.

Dans les autres universités

À l’occasion de la fin de session, l’Université de Montréal annonce des horaires de bibliothèques prolongés, soutenus par la contribution financière des étudiants. La Bibliothèque des lettres et sciences humaines sera ouverte durant 24 heures du 7 au 28 avril. Selon la conseillère principale aux relations médias, Geneviève O’Meara, près du quart des visites ont lieu en soirée.

McGill offre un accès continu à trois bibliothèques pendant le mois d’avril depuis au moins huit ans, indique l’agent de communications Vincent Campbell Allaire. Cette mesure est subventionnée par le Fonds d’aménagement des bibliothèques de l’association étudiante de l’Université. M. Campbell Allaire rapporte que pendant les horaires prolongés, l’achalandage est le plus élevé autour de minuit.

À Concordia, les bibliothèques Webster et Vanier sont accessibles 24 heures sur 24 et sept jours sur sept à longueur d’année. La prolongation des heures d’ouverture est financée par une cotisation étudiante de 1 $ par crédit, depuis 2010.

« Une volonté institutionnelle »

Selon la porte-parole de l’UQAM, Jenny Desrochers, « il y a une ouverture de l’administration de l’Université à discuter autour des préoccupations des associations étudiantes ». Un groupe de travail formé des représentants de l’Association facultaire étudiante de langues et communication (AFELC), de l’Association facultaire étudiante de sciences humaines (AFESH) et de l’AéESG, ainsi que les directrices des Bibliothèques et des Services à la vie étudiante a été créé à cet effet.

Jenny Desrochers rappelle que plusieurs paramètres doivent être analysés, comme la géolocalisation des bibliothèques et le financement de la prolongation des heures d’ouverture. « À l’exception de la bibliothèque des sciences, aucune autre bibliothèque n’a pignon sur rue, souligne-t-elle. L’accès aux cinq autres bibliothèques nécessite une réflexion approfondie de l’accès et du plan de gardiennage des pavillons où elles sont abritées. » Par exemple, un accès prolongé à la bibliothèque centrale aurait une incidence directe sur la surveillance du pavillon A dans son entièreté.

La porte-parole de l’UQAM précise que le contrat de sécurité actuel ne prévoit pas un accès continu aux bâtiments. « Un réaménagement des horaires engendrerait des coûts liés au gardiennage et à l’embauche de ressources propres aux bibliothèques », explique-t-elle.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ), réuni en assemblée générale le 29 mars, a adopté une résolution d’appui à la campagne de mobilisation étudiante.

Photo: MARTIN OUELLET-DIOTTE

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