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Avatar Justine de L Eglise25 novembre 20142 min

Des professionnels œuvrant dans la gestion, la préservation et la recherche architecturale se sont réunis à l’UQAM le 21 novembre dernier, à l’occasion d’une journée d’étude intitulée Citoyens et experts pour la sauvegarde de l’architecture moderne. En plus de la dizaine de spécialistes prévus au programme, près d’une centaine de participants sont venus assister aux échanges sur la conservation du patrimoine.

La journée d’études avait pour but de susciter la réflexion sur les enjeux de la conservation du patrimoine architectural moderne. «C’est une architecture mal comprise, mal vécue. Pour beaucoup, c’est quelque chose de pas très beau, qui ne correspond pas aux paysages, à la ville traditionnelle», constate Martin Drouin. Il ajoute qu’il s’agit d’une architecture mal-aimée, mais que ce sentiment n’est pas unanime. «Heureusement il y a des gens qui l’aiment, et ils se sont rassemblés pour l’évènement», assure-t-il.

La rencontre s’articulait autour de quatre grands axes. Les discussions se sont amorcées par des réflexions sur l’architecture du point de vue de l’expert. Ensuite avaient lieu trois conférences sur la dissension et la perception du patrimoine moderne. La journée s’est poursuivie avec trois études de cas de lieux menacés : l’Église de Fatima, à Saguenay, le centre commercial du Domaine-de-l’Estérel, dans les Laurentides, et le carré Viger, au centre-ville de Montréal. Les discussions se sont conclues avec une table ronde réunissant intervenants et participants.

«Nous avons été agréablement surpris de voir le nombre d’inscrits», affirme Martin Drouin, membre du Centre de recherche en tourisme et patrimoine de l’ESG UQAM (CRTP). Il se dit satisfait d’avoir pu dépasser le cercle restreint d’un groupe circonscrit de gens du milieu architectural. «Il y a une charge négative autour de l’architecture moderne, et dans ce contexte il n’est pas toujours facile d’impliquer les citoyens, de faire en sorte qu’ils ressentent un lien d’appartenance avec cette architecture-là», remarque-t-il. Dans un tel contexte, il paraissait essentiel aux organisateurs qu’experts et citoyens se réunissent au moins une journée entière.

Pour planifier l’évènement, l’Institut du patrimoine de l’UQAM, l’École de design ainsi que le CRTP se sont associés avec Docomomo Québec. L’organisme, qui fête ses 20 ans cette année, a pour mission de faire connaître et apprécier l’architecture du XXe siècle. Son association avec l’Institut du patrimoine est d’ailleurs déjà bien établie, selon la coordonatrice Carmen Fontaine. «Docomomo Québec est un organisme partenaire de l’Institut et plusieurs de ses membres en font aussi partie. L’association est donc tout à fait naturelle», estime-t-elle.

Crédit photo : Facebook de Docomomo Québec

 

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