À la uneUQAMÀ l’écoute des peines de coeur

Avatar Ariane Labrèche20 novembre 20143 min

Le Centre d’écoute et de prévention de l’UQAM organise pour une première fois une journée thématique portant sur les relations amoureuses.

Une rupture amoureuse n’est jamais facile à gérer, particulièrement dans un contexte scolaire où les étudiants doivent composer en plus avec leurs études et leur travail. Le Centre d’écoute et de prévention de l’UQAM a décidé d’organiser deux journées dédiées aux relations amoureuses, afin de sensibiliser les jeunes à leurs services et leur offrir une écoute attentive.

Intervenante et responsable de la formation continue au Centre d’écoute, Nathalie Dubois croit que le thème des relations amoureuses touche particulièrement les étudiants. «Lors des rencontres, c’est vraiment un aspect qui ressort beaucoup», note-t-elle. C’est une des raisons qui ont poussé le Centre à mettre sur pied un kiosque à ce sujet cette année, pour la première fois. «On veut aussi que les gens sachent qu’ils peuvent venir nous parler de n’importe quoi, même des situations qu’ils peuvent considérer comme étant banales», explique le responsable des semaines de prévention Jérémie Latreille.

Les étudiants cherchent surtout des conseils lorsqu’ils sont en fin de relation. «Le fait de rester avec quelqu’un, même si on sent qu’il ne nous convient pas, ou de savoir quand partir, sont des questions fréquemment abordées», explique Nathalie Dubois. Les études universitaires posent parfois problème dans le cadre d’une relation. «Il est difficile de concilier les études et les relations amoureuses», remarque l’intervenante.

 

Un service méconnu

Entre ressentir le besoin de demander de l’aide et d’assister à une séance du Centre d’écoute, il y a un pas que beaucoup d’étudiants peinent à franchir. «On sent parfois une certaine résistance. Les gens hésitent à venir nous voir parfois», remarque Nathalie Dubois. Selon Jérémie Latreille, le problème est causé en partie parce que les gens connaissent trop peu en quoi consiste ce service. «L’aide est gratuite, il n’y a pas de papiers à remplir ou de rendez-vous à prendre, et tout est confidentiel», énumère-t-il. L’écoute offerte au centre est également bénéfique afin de donner un nouvel éclairage sur une situation. «Une nouvelle oreille, ça fait du bien. Nous aidons aussi les gens à trouver des ressources et nous les supportons dans ce qu’ils vivent», explique l’étudiant.

Le centre prévoit faire une plus grande promotion de son offre de services afin d’attirer les élèves en manque d’écoute. «Nous avons maintenant notre propre site web, et on fait des tournées dans les classes», note Nathalie Dubois. Or, toute la promotion de monde n’assure pas l’étape essentielle de la démarche. «Même si on est visibles, est-ce que les gens vont venir chercher l’aide dont ils ont besoin?», se questionne Nathalie Dubois.

Pour les étudiants qui en auraient besoin, le centre offrira un atelier sur les relations amoureuses et les dépendances affectives le 20 novembre prochain, à 12h45.

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