À la uneUQAML’UQAM affiche ses couleurs

Avatar Catherine Lamothe5 février 20143 min

Sept artistes diplômés, sept visions uniques et sept œuvres pour illustrer les différentes facultés: voilà le défi que s’est lancé l’UQAM pour sa nouvelle campagne de promotion, inaugurée le 22 janvier dernier.

«On veut intéresser des candidats à venir à l’Université, mais aussi affirmer la personnalité propre de notre institution auprès du grand public», lance d’emblée la directrice de promotion institutionnelle de l’UQAM, Nathalie Benoît. C’est dans cette optique que le Service des communications a décidé de faire appel à sept diplômés en design, en art visuel et en communication afin qu’ils représentent, sous différentes formes d’art visuel, les six facultés ainsi que l’École des sciences de la gestion (ESG).

La professeure au département de marketing de l’UQAM, Caroline Lacroix, explique que la nouvelle campagne, intitulée Inspiré par l’UQAM, doit permettre à l’institution de se distinguer des autres universités. «L’UQAM a besoin de se positionner et de miser sur ses attributs les plus forts par rapport aux autres établissements, soutient-elle. Elle doit non seulement rejoindre la clientèle potentielle, mais aussi les étudiants actuels et l’ensemble du Québec.»

Selon Nathalie Benoît, la nouvelle campagne de promotion diffère beaucoup de celles plus conventionnelles auxquelles a fait appel l’UQAM dans les années précédentes. Elle rappelle que la campagne la plus récente, L’effet UQAM, était axée sur la recherche menée par les professeurs au sein de l’Université. Cette fois, la créativité est au premier plan. Caroline Lacroix estime qu’il s’agit d’un choix judicieux d’un point de vue marketing. «Le fait de se distinguer par la créativité permet à l’UQAM de créer un fil conducteur entre les facultés et l’ESG et de former un tout solide, stipule-t-elle. En se positionnant comme créative et novatrice, l’institution va interpeller une clientèle plus large.»

L’idée de la campagne a tout de suite été approuvée par les doyens et doyennes. La doyenne de la faculté des Sciences de l’éducation, Monique Brodeur, relate qu’elle et quelques étudiants se sont entretenus avec l’artiste qui a travaillé à illustrer leur département. «Ça a été un échange pour témoigner de ce qu’est notre vision de la faculté, explique-t-elle. Mais c’est certain qu’à partir de ce qui a été dit, l’œuvre demeure la représentation de l’artiste.» Nathalie Benoît admet que cette façon de procéder comportait une part de risque. «Les artistes avaient carte blanche, note-t-elle. On ne savait pas d’avance quel serait le produit final.»

Monique Brodeur affirme que l’oeuvre concernant sa faculté illustre bien sa vision de l’éducation. «On est privilégiés de bénéficier ainsi de l’expertise de diplômés de l’UQAM», remarque-t-elle. Elle n’est pas la seule doyenne à s’estimer satisfaite de l’aboutissement de la campagne. «D’emblée, tout le monde a été conquis par les œuvres proposées, assure Nathalie Benoît. On a fait appel à des artistes compétents et chacun des doyens a été enchanté du résultat.»

Les œuvres ont été affichées pendant une journée dans la salle d’exposition de l’École de design de l’UQAM, avant que la campagne ne soit déployée officiellement sur le Web et dans les stations de métro. Nathalie Benoît explique que la campagne s’adresse particulièrement aux jeunes et que la décision du Service des communications de miser sur le Web et les espaces publics allait de mise. Jusqu’à maintenant, la réaction du public est très bonne. «On a récolté beaucoup de commentaires positifs sur les réseaux sociaux, se réjouit Nathalie Benoît. La représentation que la campagne donne de l’UQAM est très bien reçue.

Pour Caroline Lacroix, il ne reste plus à l’UQAM qu’à joindre le geste à la parole. Selon elle, une campagne de promotion est avant tout une promesse envers son public. «Ce serait bien que dans le futur, les aspects mis de l’avant par la campagne respirent de partout sur le campus, avance-t-elle. Maintenant, les instigateurs du projet doivent faire en sorte que la vie uqamienne soit teintée par cette promesse d’une université créative et novatrice.»

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