UQAMRobert Proulx établit les bases de son mandat

Isabelle St-Pierre Roy12 février 20132 min

Des vestons et cravates aux chemises à carreaux, la communauté uqamienne a rempli le studio-théâtre Alfred-Laliberté du pavillon Judith-Jasmin lundi midi pour entendre la première allocution du nouveau recteur Robert Proulx.

Mission sociale de l’UQAM, coopération interuniversitaire, développement économique à travers la diversité académique, internationalisation et contestation étaient à l’honneur dans le discours du recteur, entré en poste le 7 janvier dernier.

«Il faut délaisser le discours de la compétition pour laisser la place à la coopération», a lancé d’entrée de jeu Robert Proulx tout en louangeant les valeurs de développement social de son université. Pour lui, le mode de financement des universités va plus loin que la contribution pigée dans les poches des étudiants. «Il faut faire comprendre à la population l’utilité d’une université : ce n’est pas en disant que ça nous prend 600 millions. L’utilité d’une université, c’est dire, regardez ce que l’UQAM a fait depuis qu’elle est créée, avance-t-il. Quand on comprend que c’est ça qui est important, on doit les financer d’une façon appropriée et éviter de créer des situations où on favorise une compétition.»

Si le recteur s’entend sur certains points avec le réseau des universités et la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), il souhaite porter les valeurs de l’UQAM tout en prônant la collaboration avec les autres campus. Le caractère social et diversifié des formations est dans sa ligne de mire. «J’ai une position qui est basée sur une conception de mon université et cette vision passe au-dessus de tout, soutient Robert Proulx. Si à un moment, ceci ne correspond pas aux objectifs d’autres universités, c’est clair que je vais défendre la position de l’UQAM». Il rappelle toutefois qu’il vient d’entrer au conseil d’administration et qu’il ne connaît pas encore clairement les positions de la CRÉPUQ.

Contestations et Sommet
Avec le Sommet sur l’enseignement supérieur qui arrive à grands pas, Robert Proulx admet être un peu perdu avec la position du Parti québécois concernant les frais de scolarité. «Lorsque les jeunes partagent leurs inquiétudes et leur colère face à la marchandisation de l’éducation, on ne doit pas tasser leurs demandes», mentionne le recteur qui ne cautionne pas la violence et le vandalisme. Il ne tolèrera pas la radicalisation, mais affirme ne pas supporter des sanctions prises sur des bases d’opinions politiques et des valeurs.

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