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Avatar Michele-Andree Lanoue12 décembre 20122 min

L’Orchestre Métropolitain (OM) et Yannick Nézet-Séguin présentaient deux concerts sur le thème Bach et les romantiques vendredi et samedi dernier à la Maison symphonique. Était au programme pour le second concert, la Suite orchestrale n°2 de Bach ainsi que la Symphonie n°6 de Bruckner.

En début de concert, la seconde suite pour flûte, cordes et basse continue de Bach trouve l’OM réduit à 15 musiciens. Le genre de la suite était très à la mode à l’époque de Bach. Il s’agit d’une série de danses écrites dans une même tonalité. Marie-Andrée Benny, excellente flûte solo de l’Orchestre, mène un Bach fougueux, élégant et tout en relief. La Badinerie, d’une difficulté remarquable pour la soliste, a assuré la grande popularité de l’œuvre.

L’OM et Yannick Nézet-Séguin poursuivent le cycle Bruckner entamé il y a quelques années en présentant cette fois sa 6e symphonie. Oeuvre colossale et extatique, cette symphonie d’une grande beauté fut composée entre 1879 et 1881. Surnommée l’effrontée par son compositeur, la 6e symphonie est grandiose. Nézet-Séguin la rend avec une expression très soutenue ; il accorde le même soin à chacune des  notes de la symphonie. La manière dont le chef dispose ses musiciens – violons séparés de chaque côté du podium, contrebasses au fond – est un choix convaincant qui permet limpidité et clarté. Les violonistes auraient cependant pu jouer l’adagio avec davantage d’intensité dramatique.

À signaler : la brillance et précision des cors. La couleur que le jeune chef tire de ses cuivres a quelque chose de déchirant. L’orchestre sonne magnifiquement bien dans cette nouvelle acoustique (comme les toux explosives entre les mouvements, par ailleurs). Yannick Nézet-Séguin fait lever chacune des sections au milieu d’une ovation bruyante. Cette 6e de Bruckner a été enregistrée pour ATMA. La sortie du disque est prévue pour 2013.

Ce concert, comme celui de la veille, aurait dû figurer dans le Festival Bach qui se poursuit d’ailleurs jusqu’au 13 décembre. Or, l’Orchestre symphonique de Montréal, partenaire du Festival, a un droit de véto depuis 2010, excluant ainsi l’OM de tout partenariat.

ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN dirigé par Yannick Nézet-Séguin. Soliste : Marie-Andrée Benny. Samedi 8 décembre, Maison symphonique, Place des arts.

Crédit photo : Flickr

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