BaromètreTrois fois bravo!

Avatar Michele-Andree Lanoue20 novembre 20122 min

L’Orchestre Symphonique de Toronto (TSO), sous la direction de son chef Peter Oundjian, présentait, le dimanche 18 novembre, trois œuvres : Triptyque de Pierre Mercure, le Triple Concerto pour piano, violon et violoncelle de Beethoven et la Symphonie no 12 de Chostakovitch. Un programme varié qui a ravi le public présent à la Maison symphonique.

Comme entrée en matière, Triptyque, composé en 1959 par Pierre Mercure, est une œuvre atmosphérique où diverses couleurs et textures de l’orchestre sont exploitées, apportant ainsi des sonorités nouvelles. Cette œuvre d’une dizaine de minutes est divisée en trois sections : prologue, première variation, épilogue. L’ouverture s’amorce en douceur avec les cordes graves. Le deuxième mouvement, tout en contraste, est rythmique et déborde d’images. La troisième section représente le calme après la tempête : un rappel solennel du premier mouvement.

Le thème de trois se poursuit avec le Triple Concerto pour violon, violoncelle et piano de Beethoven. Les trois solistes étaient le premier violon du TSO et ancien premier violon de l’OSM, Jonathan Crow, la violoncelliste Shauna Rolston et le pianiste André Laplante. La justesse du violoniste est irréprochable et l’ampleur de sa sonorité confirme la virtuosité du musicien. La violoncelliste Shauna Rolston transmet une interprétation empreinte de sensibilité et de fougue mais l’insuffisance sonore de son instrument vient limiter sa performance. André Laplante, impeccable, faisait dos à ses collègues cordistes. On aurait apprécié plus de communication de sa part avec les autres musiciens.

Comme pièce de résistance, le TSO avait choisi la puissante douzième Symphonie de Chostakovitch. Dédié à Lénine, cette lourde partition constitue en quelque sorte un documentaire sonore sur la Révolution bolchévique de 1917. Les quatre mouvements de la symphonie sont rassemblés en un seul mouvement continu. Cette belle réussite musicale s’explique par la brillante performance des percussions, la richesse des cordes ainsi que la puissance et la précision des cuivres. Peter Oundjian dirige son orchestre avec une intensité et un enthousiasme contagieux. L’orchestre lui a répondu dans le même sens.

Orchestre Symphonique de Toronto, dirigée par Peter Oundjian;
Concert présenté dans le cadre de la série «Les Dimanches en musique» à la Maison symphonique de Montréal.

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