Élections 2018SociétéLa bête politique derrière Carole Poirier

En cette campagne électorale, le Montréal Campus s’est entretenu avec des anciens étudiants de l’UQAM maintenant candidats pour les quatre partis représentés à l’Assemblée nationale.
Camille Robillard24 septembre 20183 min

Elle y est née. Aujourd’hui, elle y gouverne. Pour sa quatrième campagne électorale, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve depuis dix ans, Carole Poirier, met l’accent sur une chose : son temps n’est pas révolu, elle a encore du travail à faire.

Que ce soit d’expériences professionnelles, de bénévolat ou de réalisations au sein de son comté, son curriculum vitae déborde : entraîneuse de ringuette auprès de jeunes filles, cheffe de cabinet, présidente de l’Assemblée nationale, directrice générale d’un organisme environnemental. Chaque opportunité d’en apprendre davantage a été saisie par celle qui se dit destinée au service public.

Militante péquiste depuis son jeune âge, Carole Poirier, qui a voté pour René Lévesque en 1976, a fait ses premières armes dans le parti comme bénévole, en tant que téléphoniste. Son implication lui a valu plusieurs rencontres avec la députée d’Hochelaga-Maisonneuve de l’époque, Louise Harel. C’est cette dernière qui a offert à Mme Poirier son premier poste dans le domaine comme attaché politique en 1991.

« Je trouvais qu’elle était un peu folle. Je n’étais pas avocate et, dans ma tête, un attaché politique, c’était un avocat et ça avait surtout des études universitaires. Mais elle, elle recherchait quelqu’un qui avait du gros bon sens et de l’organisation. Ça, je l’avais », confie la députée.

Après plusieurs années à l’Assemblée nationale et l’obtention d’un baccalauréat par cumul à l’UQAM en administration, Carole Poirier a été élue députée d’Hochelaga-Maisonneuve en 2008.

Près de ses citoyens

Décrite comme une femme terre à terre, Carole Poirier a aussi le souci du détail. « C’est quelqu’un d’expérimenté, qui connaît très bien l’appareil gouvernemental et elle sait faire cheminer des dossiers politiques. Elle ne perd pas son temps, elle ne fait pas d’erreur de jugement », soutient son fidèle allié et attaché politique depuis huit ans, Étienne Potvin-Saintonge.

Ce dernier insiste sur l’attention avec laquelle elle s’occupe des habitants du quartier, une dévotion qui lui vaut également sa réputation. Malgré son horaire chargé, avec ses trois journées par semaine à l’Assemblée nationale, ses portes sont toujours grandes ouvertes pour « rencontrer les gens qui ont des problèmes de la vie quotidienne » et « négocier [pour eux] avec les fonctionnaires », dit-il.

C’est notamment ce qu’elle a fait lorsque des parents ont sollicité son aide pour qu’elle intervienne afin de débloquer des fonds nécessaires à la reconstruction de trois écoles qui avaient dû fermer pour cause de moisissures.

« Elle a dit à Pauline Marois que si elle ne faisait pas des investissements conséquents pour rénover les écoles d’Hochelaga-Maisonneuve, elle démissionnerait. Aujourd’hui, une est reconstruite, l’autre ouvre en janvier et la dernière, on a sécurisé 35 millions pour la rénover », raconte M. Potvin-Saintonge.

Une formule gagnante

Carole Poirier est fière de ce qu’elle a réalisé depuis sa première élection. Pour elle, le sentiment d’être utile à la communauté est la récompense de tous ses efforts. « On ne vend jamais un problème, on vend des solutions. Et dans mon comté, c’est ce que je fais. Je trouve des solutions concrètes et réalistes », partage la députée sortante.

Malgré une course électorale serrée dans Hochelaga-Maisonneuve, la candidate se dit assurée de sa victoire. « Je n’y vais pas pour perdre. J’y vais parce que j’ai du travail à faire et j’ai beaucoup de projets en cours. J’ai des citoyens qui ont besoin d’aide et je suis là pour ça », partage-t-elle avec aplomb.

photo: SARAH XENOS MONTRÉAL CAMPUS

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