L’heure du bilan à l’UQAM

La course au rectorat imminente amène les associations étudiantes à vouloir dresser un bilan de la direction de Claude Corbo. Dès mardi, la communauté uqamienne se penchera sur l’avenir de l’Université du peuple avec la tenue d’États généraux.

Jusqu’à vendredi, enseignants, étudiants, employés et membres de la direction sont invités à participer à cet exercice de réflexion, qui se déroulera un peu partout dans l’enceinte de l’UQAM. Le public peut aussi soumettre ses idées sous forme de mémoire en écrivant un courriel à l’organisation.

L’idée d’organiser des États généraux est d’abord celle de l’Association étudiante du secteur des sciences (AESS). La proposition de l’AESS, votée en assemblée générale en mai dernier, a fait boule de neige pour ensuite être reprise par les autres associations étudiantes. «Il y avait un besoin partagé de réfléchir sur ce qu’on veut faire de notre université», affirme un des organisateurs de l’événement, René Delvaux.

Un groupe de commissaires, composé surtout de professeurs et d’étudiants, sera chargé d’écrire un rapport qui sera par la suite soumis aux différentes instances uqamiennes. «Les étudiants devront bien évidemment adopter un plan d’action dans les structures de leurs associations étudiantes respectives. Le rapport devrait alors se poser comme un point de départ d’une concertation entre les différentes facultés», explique René Delvaux.

Les États généraux commenceront avec un volet historique qui retracera l’évolution de l’UQAM. Suivront des conférences sur les enjeux reliés à la démocratie universitaire, la collégialité, les structures académiques, la bureaucratisation et la présence du privé dans le financement de l’université. Les organisateurs de l’activité critiquent principalement la centralisation des décisions autour de la direction et du conseil d’administration, ce qui a affaibli, selon eux, le lien entre la communauté universitaire et le rectorat.

Le président du Syndicat des professeurs de l’UQAM, Jean-Marie Lafortune, a informé ses membres de l’initiative, sans toutefois les inciter à participer. Le syndicat professoral a déjà fait de son côté une rétrospective sur les importants enjeux et événements uqamiens des six dernières années. Il ajoute toutefois que les États généraux s’avèrent une bonne préparation en vue du Sommet sur l’éducation supérieure organisé par le gouvernement Marois.

Même si elle a été invitée à prendre part aux débats, la direction préfère se tenir à l’écart, a indiqué par courriel la directrice par intérim des relations avec la presse, Jennifer Desrochers. Elle ajoute toutefois que la direction est intéressée à prendre connaissance des résultats des travaux.

Un débat au rectorat?

Le comité organisateur des États généraux veut aussi présenter, à la suite de cette semaine de réflexion, un débat entre les deux aspirants au poste de recteur de l’UQAM, Gérald Larose et Robert Proulx. Ce genre de rencontre a déjà été expérimenté dans d’autres universités. Les deux hommes se sont montrés ouverts à prendre part à l’exercice et ils ont aussi manifesté leur intérêt à participer aux États généraux.

Crédit photo: Facebook

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