UQAMFermeture de plusieurs succursales de la Coop UQAM

Raoul Bloch31 octobre 20234 min

La Boutique des ARTS de la Coop UQAM fermera ses portes à la fin de la session, une situation qui survient après la récente fermeture de la succursale scientifique située dans le pavillon PK. Cette décision s’expliquerait par des soucis financiers engendrés par la pandémie. 

Haroun Chettab, responsable des communications de la Coop UQAM, décrit une période financière « qui n’est pas très agréable ». M. Chettab explique que la Coop subit encore les conséquences de la pandémie et du développement trop rapide et peu maîtrisé de la coopérative.

Pour pallier ses soucis financiers, la Coop se voit obligée de fermer certaines succursales. « De cinq points de vente, on va passer à trois », annonce le responsable des communications. Pour lui, c’est la seule façon d’empêcher une fermeture totale. La Coop conserve un point de vente au métro Berri-UQAM et deux autres dans l’université, soit à la librairie Judith-Jasmin et à la boutique de l’École des sciences de la gestion (ESG).

M. Chettab tient tout de même à rassurer la communauté étudiante : même si deux points de vente disparaîtront, il précise qu’il n’est pas question d’abandonner les produits qui y sont vendus. « [Les produits] ne seront plus au même endroit, mais ils seront toujours là », affirme-t-il. La marchandise sera transférée dans les succursales restantes de manière graduelle pour ne pas trop déstabiliser les étudiants et les étudiantes.

La communauté étudiante réagit

Pour Marc-Antoine Lavallée, étudiant de troisième année au baccalauréat en informatique et génie logiciel, la Coop UQAM n’a jamais été une enseigne de référence. « J’ai acheté des crayons et une efface une fois, avant un examen. J’avais oublié mon coffre à crayons, ça m’a dépanné », dit-il.

« C’est sûr que je ne m’en servais pas beaucoup, mais en même temps, c’est toujours cool d’avoir une Coop dans une école », déplore-t-il tout de même. « Si j’ai besoin de quelque chose, je n’irai pas à Berri-UQAM, je vais trouver un magasin à côté d’ici [le pavillon PK] », avoue-t-il.

De son côté, Karla Rödde, étudiante de deuxième année au baccalauréat en sciences naturelles appliquées à l’environnement, dresse un constat similaire : « Je l’ai utilisée deux, trois fois […] C’était utile d’avoir la Coop pour des livres ou du matériel spécifique. »

Elle ajoute que ce changement ne l’affecte pas spécialement et a évoqué la possibilité de combler cette perte par une initiative étudiante. Contrairement à Marc-Antoine Lavallée, Karla Rödde n’exclut pas de se déplacer à Berri-UQAM pour acheter ses items scolaires.

Les erreurs du passé

M. Chettab justifie ce déclin en le comparant à une période passée qu’il décrit comme « l’âge d’or » de la Coop. « Si le développement est trop rapide et qu’après on n’arrive plus à le maîtriser, il peut se retourner contre nous », affirme-t-il. Pour M. Chettab, la Coop UQAM s’est peut-être un peu trop éloignée de sa raison d’être en ajoutant des ordinateurs et des produits en vrac à son catalogue de vente.

Il explique aussi que les changements dans les habitudes de consommation liés à la pandémie n’ont pas aidé la situation financière de la coopérative. « Vous savez, pendant deux ans, on était fermés et après les habitudes de consommation ont changé : les gens commandent beaucoup plus sur les sites internet directement. Même si c’est un comportement qui existait, il a été accentué par la COVID », précise M. Chettab.

Malgré ces constats, Haroun Chettab reste positif quant à l’avenir de la Coop. Selon lui, une optimisation des points de vente, accompagnée d’une nouvelle sélection de produits, devrait attirer davantage de clients et de clientes. Cela générerait plus de ventes, donc plus d’argent à verser à la communauté uqamienne. En effet, la Coop n’est pas dirigée par des actionnaires : l’argent gagné est directement réinvesti dans l’association coopérative. « Elle est là [la Coop] pour la communauté de l’UQAM […] Sans les membres nous ne sommes rien, sans les membres on risque de ne plus être », ajoute M. Chettab. 

Mention photo : Élizabeth Martineau

Un commentaire

  • Sylvie

    10 janvier 2024 at 17:18

    Je me questionne sur la crédibilité de cet article. À ma connaissance, la boutique des arts n’a pas fermé. Elle a déménagé à l’intérieur de la coop Berri-UQAM. De plus, les ordinateurs n’ont pas été ajouté à sa gamme de produits. Ils faisaient partie déjà des produits et services qu’offraient la coop UQAM depuis plus de 10 ans. L’ancien local informatique se situait au coin Ste-Catherine/Sanguinet. Il a déménagé dans Berri durant la Covid.

    La

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