CultureUn Gala de l’ADISQ signé Hubert Lenoir

Sophie Mediavilla-Rivard9 novembre 20225 min

C’est l’auteur-compositeur-interprète Hubert Lenoir qui a été couronné lors du 44e Gala de l’ADISQ, repartant avec trois Félix. Cette soirée, animée par Louis-José Houde pour une 17e année consécutive, s’est déroulée sous le signe des retrouvailles et des réjouissances.

Avec un total de sept prix raflés sur onze nominations lors des trois galas, l’auteur-compositeur-interprète Hubert Lenoir ressort sans contredit vainqueur de l’ADISQ. Dimanche soir, il a d’abord remporté le Félix de l’Artiste de l’année –  Rayonnement international pour son deuxième album solo, PICTURA DE IPSE : Musique directe, paru en septembre 2021. « J’ai toujours essayé de ne pas contextualiser ma musique dans un monde québécois et de faire de la musique avec un regard plus ouvert, donc ça me fait plaisir de voir que ça a pu aller toucher ailleurs et voyager autant », partage-t-il après sa victoire.

En compétition avec des figures marquantes de l’industrie (Lisa Leblanc, Les Louanges, Lou-Adriane Cassidy et Salomé Leclerc), la rock star québécoise a ensuite triomphé dans la catégorie de l’auteur ou compositeur de l’année. « Je pense que tout le monde écrit des chansons à longueur de journée sans s’en rendre compte ; je pense que, peut-être, mon plus grand talent, c’est d’y être attentif », a-t-il affirmé pendant son discours, le trophée à la main.

Après une performance fracassante de sa chanson Dimanche soir, il est finalement remonté sur scène pour récupérer son troisième et dernier Félix de la soirée, celui de l’Interprète masculin de l’année.

«Toute ma vie, j’ai fait les choses avec des bonnes intentions et j’ai essayé d’être le plus gentil possible avec tout le monde, fait que c’est ça dont je suis le plus fier. » – Hubert Lenoir, interprète masculin de l’année

« Un alignement d’étoiles »

Du côté des femmes, Roxane Bruneau a été sacrée Interprète féminine de l’année pour une deuxième année consécutive. Elle a remercié les téléspectateurs et téléspectatrices — le choix de ce prix étant basé à 50 % sur le vote du public — d’avoir contribué à son succès.

Avec son premier album medium plaisir, c’est l’auteure-compositrice-interprète Ariane Roy qui s’est démarquée dans la catégorie Révélation de l’année. « Je ne sais pas s’il y a quelque chose qui fait en sorte que j’ai gagné ce soir, c’est un alignement d’étoiles. C’est mon premier Félix et je vais m’en rappeler longtemps », confie l’artiste de 25 ans dont la surprise transparaissait sur le visage à l’annonce de sa victoire. Elle affirme que cette reconnaissance attise son envie de créer et son désir de s’améliorer.

La grande Ginette Reno a suscité le rire général en décernant avec quelques lapsus le Félix de la Chanson de l’année à « Funky » (Fouki) et à Jay Scøtt pour leur succès « Capitole » (Copilote). Les deux rappeurs ont partagé leur joie de remporter cet honneur en duo : « [La collaboration] te permet de sortir de ta zone de confort et d’aller dans des zones où tu n’aurais peut-être pas été seul », croit Jay Scøtt.

Un choeur d’artistes fort de sa diversité

Depuis 2019, un ou une membre des Premiers Peuples est récompensé(e) dans la catégorie Artiste autochtone de l’année, honneur qui a été décerné dimanche à Laura Niquay pour son album Waska Matisiwin. Les Premières Nations ont par ailleurs brillé sous les projecteurs de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts lors de performances réussies. Outre la lauréate, Samian, Natasha Kanapé et Claude McKenzie ont fait vibrer la salle de spectacle dans leurs langues respectives.

Salebarbes a raflé son tout premier Félix, délogeant les Cowboys Fringants qui défendaient leur titre de Groupe de l’année 2021. Ces derniers se sont toutefois illustrés de nouveau dans la catégorie Album de l’année – Succès populaire en remportant leur 21e Félix en carrière pour la bande sonore originale du film L’Amérique pleure. Enfin, Klô Pelgag, qui était ressortie de l’édition du Gala de l’ADISQ précédente avec 13 statuettes, n’est pas partie les mains vides grâce au prix Spectacle de l’année, consacrant Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

« C’est ma vulnérabilité, ma maladresse et mes erreurs qui créent aussi souvent des beaux moments avec le public parce que je m’intéresse à lui. » – Klô Pelgag

Renouer grâce à la chanson

Entre musique classique, rap et pop, la soirée a donné lieu à des prestations riches de leurs différences. Dès l’ouverture du gala, Patrice Michaud a donné le ton des réjouissances en entonnant Vous êtes ici, entouré d’enfants qui ont dansé avec lui. Sans cesser d’user les planches de la scène, Lisa Leblanc et Édith Butler ont fait voyager les téléspectateurs et téléspectatrices en Acadie, leur région d’origine, armées de leur voix chaleureuse et de leur instrument.

Les rappeuses Naya Ali et Sarahmée ont livré une performance solide, respectivement en anglais puis en français, et ont enflammé les spectateurs et spectatrices entouré(e)s de leurs danseurs et danseuses. Corneille, Coeur de pirate, Bruno Pelletier et Mario Pelchat ont également fait partie des nombreux artistes qui ont donné vie à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Sans surprise, Louis-José Houde a su avoir les mots et l’humour justes en animant ce gala du « retour à la normale » après deux ans de pandémie. Il a aisément reconnecté le public fervent d’art dans cet événement qui continue de marquer le Québec, génération après génération.

Mention photos : Lucie Parmentier | Montréal Campus

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