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Les deux réalités de l'enseignement à l'UQAM - Montréal Campus

 

UQAMLes deux réalités de l’enseignement à l’UQAM

Philippe Granger11 avril 20224 min

Si les chargé(e)s de cours se heurtent à de nombreux défis dans le cadre de leur travail, les jeunes professeur(e)s n’échappent pas à leur lot de difficultés. Un clivage existe entre les deux, mais la réalité semble beaucoup plus complexe à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

« On n’est pas nécessairement préparé [au métier de professeur]. On fait partie de comités, on fait de l’évaluation de bourses, on enseigne, on gère un labo, etc. », explique Zoé Joly-Lopez, professeure au Département de chimie de l’UQAM depuis 2020. Selon elle, la réalité n’est pas bien expliquée à ces nouveaux enseignants et ces nouvelles enseignantes.

Contrairement à d’autres universités, la permanence « arrive vite » à l’UQAM, affirme Mme Joly-Lopez, ce qui force les nouveaux membres du corps professoral à faire leurs preuves rapidement. Elle peut d’ailleurs compter sur l’appui de ses collègues et des membres de la communauté étudiante.

Pour la jeune professeure, qui avait également de l’expérience aux États-Unis, au Panama et en Allemagne, l’UQAM constituait un lieu d’emploi de prédilection. C’est par sa « dimension humaine » que l’Université s’est avérée « toute indiquée » dans le processus de recherche d’emploi de Mme Joly-Lopez.

Cette dernière croit que les jeunes, et particulièrement les femmes, occuperont une plus grande place dans le corps professoral de l’UQAM, notamment dans le domaine des sciences, au cours des prochaines années. « Il y a ce souci de rendre les départements plus à l’image de la société et des étudiants », note-t-elle.

Plus de stabilité exigée

Depuis plusieurs années, le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM) milite pour une meilleure stabilisation de l’emploi de chargé(e) de cours à l’Université. « On se sent continuellement dévalorisés. […] On fait de la sous-traitance d’enseignement, mais sans être reconnus », dénonce Olivier Aubry, président du SPPEUQAM et chargé de cours au Département des sciences biologiques de l’UQAM. Par ailleurs, le SPPEUQAM souhaite que l’Université change le terme « chargé(e) de cours » pour « professeur(e) enseignant », afin de mieux refléter la réalité de ses membres du personnel.

En mars 2021, l’UQAM comptait 2124 chargé(e)s de cours et 1143 professeur(e)s. M. Aubry constate que 60 % des cours de premier cycle sont maintenant donnés par des chargé(e)s de cours. Cette situation s’explique, selon lui, par un calcul budgétaire, les chargé(e)s de cours étant payé(e)s de manière contractuelle. Il déplore ainsi cette « transformation des universités vers une dynamique marchande et concurrentielle ».

Au moment où ces lignes étaient écrites, l’administration de l’UQAM n’était pas en mesure de répondre aux questions du Montréal Campus.

Toutefois, la prédominance des chargé(e)s de cours ne signifie pas que moins de membres du corps professoral sont engagés. « Je pense que le nombre de professeurs a augmenté au cours des années, et au cours des différentes conventions collectives au sein de l’Université », estime-t-il.

Moins de responsabilités

Certaines personnes choisissent un poste de chargé(e) de cours afin d’avoir plus de temps à consacrer à la recherche. C’est le cas de Khadiatou Sarr, qui a été chargée de cours au Département des sciences juridiques de l’UQAM l’année dernière. Elle considère avoir été payée à la hauteur de son travail. « Je pense que l’avantage quand tu es chargé de cours, c’est que tu as moins de responsabilités », admet-elle, précisant que les professeur(e)s ont plus de « comptes à rendre », ce qui est particulièrement vrai pour les femmes.

D’autres personnes — comme des comptables ou des avocats et des avocates — prennent ce temps pour continuer à pratiquer une deuxième profession en parallèle. « Admettons qu’on ait une charge par année ou deux charges par année, on a moins que le salaire annuel minimal pour vivre au Québec, et pourtant on est des enseignants universitaires. On n’a pas le choix d’aller chercher un autre travail », affirme Olivier Aubry.

Mention photo Manon Touffet | Montréal Campus

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