UQAMCréation d’une nouvelle chaire de recherche : 1,5 millions $ pour l’ESG

Avatar François-Alexis Favreau24 janvier 20203 min

Le ministre des Finances du Québec Eric Girard était de passage à l’UQAM jeudi pour annoncer la création d’un nouveau maillon de l’ESG : la Chaire en macroéconomie et prévision, un projet de 1,5 million de dollars propulsé par le gouvernement provincial, Hydro-Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

C’est dans la salle des Boiseries de l’UQAM, située dans le clocher fraîchement rénové de l’ancienne Église Saint-Jacques, que les deux professeurs responsables de la Chaire de recherche, Alain Guay et Dalibor Stevanovic ont respectivement prononcé un discours. 

L’expérience acquise par les étudiants et les étudiantes grâce à ce projet bénéficiera aux systèmes publics québécois et canadien qui pourront compter sur une main d’oeuvre qualifiée en macroéconomie et en prévisions, garantit le professeur au département des sciences économiques et cotitulaire Alain Guay.  

« La Chaire deviendra très rapidement un pool d’attraction de futurs économistes, à la fois des hommes et des femmes, bien sûr », assure la vice-rectrice à la Recherche, à la création et à la diffusion de l’UQAM, Catherine Mounier. 

Au programme, « comprendre, expliquer et mieux prévoir divers évènements, comme les grandes récessions, les crises générées par les dettes de plusieurs pays et l’impact des changements climatiques sur l’emploi et l’activité économique », poursuit-elle.

De l’ESG à l’Assemblée nationale

La raison pour laquelle c’est le Département des sciences économiques de l’ESG UQAM qui héberge désormais une nouvelle Chaire et qui reçoit 1,5 million de dollars en financement s’explique par « la qualité de sa recherche », fait valoir le ministre Eric Girard. « J’ai eu la chance d’étudier ici, c’était un département extrêmement performant », convient-il.

Après son baccalauréat à McGill, M. Girard a complété sa maîtrise à l’ESG. C’est l’« intuition économique » qui fait la force de l’UQAM, affirme-t-il. « Pour avoir des bonnes politiques publiques et des bonnes politiques économiques, ça prend des données et ça prend de la recherche », insiste-t-il, en énonçant des souvenirs de ses cours d’économie durant son discours.

« On va construire des bases de données pour le Québec et le Canada qui pourront être utilisées par tous les intervenants qui s’intéressent aux mesures [économiques] », souligne pour sa part, Alain Guay.

Ces données pourront être utiles afin de consolider des modèles de prévisions de récessions économiques, qui peuvent se traduire en une dégringolade du produit intérieur brut (PIB). « On sait que ces outils peuvent avoir un pouvoir assez régulatif sur l’économie », explique-t-il, l’air confiant.

 

Photo : François-Alexis Favreau

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *