UQAMLa grève du SEUQAM perturbe la rentrée universitaire

Le Syndicat des employées et des employés de l’UQAM (SEUQAM) a annoncé qu’une deuxième journée de grève aura lieu le mercredi 4 septembre, car les négociations avec la direction n’ont mené à aucune entente à la suite de la première journée de grève du 3 septembre. 

L’Association facultaire étudiante des langues et communication (AFELC), L’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH) et l’Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (ADEESE) seront en grève de soutien.

« Le but est d’améliorer notre rapport de force face à l’employeur. La rentrée a été visée parce que c’est là que cela perturbe le plus les activités », précise la conseillère syndicale au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Julie Brault.

« On est au coeur même de l’université. Ça n’a pas de bon sens qu’on nous demande d’être plus raisonnable. Les coupures se font toujours sur notre dos, c’est assez », s’est indignée la présidente du SEUQAM, Louisa Cordeiro, lors du rassemblement qui a eu lieu sur la place Pasteur.

On pouvait apercevoir des messages tels que « Pas de techniciens, pas de sons », « Sans soutien rien ne tient » et « La reconnaissance passe aussi par un salaire décent » sur de nombreuses pancartes.

« On attend que [la direction] nous appelle et veuille discuter sérieusement, mais pour le moment l’UQAM ne veut pas négocier », a souligné Pierre-Paul St-Onge, vice-président du SEUQAM.

Des positions différentes 

Le SEUQAM et la direction de l’UQAM ont entrepris plusieurs négociations pour renouveler leur convention collective qui est échue depuis le 31 mai 2017. Les deux partis ont pu s’entendre sur certains points comme les conditions de travail et la conciliation travail et vie personnelle de ces membres. 

Là où il n’y a pas consensus, c’est sur l’aspect salarial des 1800 membres du syndicat. Sur le communiqué de grève du SEUQAM, on peut lire que l’offre de l’employeur n’était ni raisonnable ni respectueuse du travail de tous les employés et employées de soutien de l’UQAM. Selon la présidente du SEUQAM, Louisa Cordeiro, ces derniers représentent « l’engrenage » de l’université.

« De par la nature de notre travail, si les employés de soutien ne sont pas là pour faire les tâches en appui à l’enseignement, peu importe la nature de ces tâches, ça vient perturber les activités [de l’UQAM] », précise-t-elle. 

Les membres du SEUQAM ont adopté un mandat cinq journées de grève applicables au moment jugé opportun, selon la résolution qu’ils et elles ont adoptée à 93% lors du vote de grève du 3 juillet dernier.

« On est allé au plus bas de ce qu’on pensait que nos membres pouvaient accepter, mais ce n’était pas suffisant pour l’employeur malgré la bonification monétaire offerte la veille du vote de grève », explique Mme Cordeiro. 

Le vice-recteur au développement humain et organisationnel de l’UQAM, Louis Baron, est au coeur de ces négociations avec le SEUQAM. « Nous évoluons au travers d’un cadre financier qui est très serré et exigeant […] on aurait voulu que la situation se déroule d’une manière différente », précise-t-il. 

Selon lui, la grève ne provoquera pas de grandes turbulences durant la rentrée scolaire. « Il ne faut pas oublier que la rentrée ne dure pas qu’une seule journée, mais bien une semaine complète », ajoute-t-il. 

Au moment d’écrire ces lignes, la direction n’avait pas encore réagi à la suite de la première journée de grève.

Plusieurs services perturbés

La direction de l’UQAM a dévoilé sur sa page Facebook, lors de la journée de la fête du Travail, la liste des services qui seront ouverts et fermés lors de la rentrée scolaire. 

Le Registrariat, les Services à la vie étudiante, à l’exception du kiosque d’accueil au pavillon J.-A. De Sève, les cafétérias, le Centre sportif et les bibliothèques des départements de science, de musique et des sciences de l’éducation ne seront pas accessibles aux étudiants et aux étudiantes. 

photo: FÉLIX LEBEL MONTRÉAL CAMPUS

Un commentaire

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    Louize LeBlanc

    5 septembre 2019 at 05:48

    Complètement ridicule que le SEUQAM entraîne dans sa grève les étudiants et complètement ridicule que certaines associations étudiantes s’associent à cette grève. Ce n’est pas l’employeur qui est touché dans tout cela, mais les étudiants. Réveillons-nous! Les salariés du SEUQAM sont payés pour faire leur job et s’ils ont des problèmes pour le renouvellement de leur convention collective, qu’ils agissent de façon responsable, en adulte, s’en entraîner des étudiants qui ont payé pour étudier et qui en paieront le prix à cause d’eux. Il y a plein de façons de contester sans nuire à ceux et celles qui ne sont pas responsables de la situation (soit les étudiants). Les étudiants, svp, soyons plus intelligents pour ne pas accepter de servir de tampon.

    La

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