À la uneCultureL’authentique simplicité

Avatar Philippe Lemelin1 mars 20173 min

C’est dans une ambiance plus feutrée qu’à l’habitude que s’est déroulée, lundi soir, la deuxième soirée de la ronde préliminaire des Francouvertes. Bien qu’aucune formation n’ait devancé les trois groupes de la semaine dernière au palmarès, Maxime Auguste, Projet Coyote et Juste Robert ont mis de l’avant des textes originaux accompagnés de musique qui ont bien sied leur style.

C’est le groupe folk Tire le coyote, participant à la 14e édition du concours en 2010, qui s’est chargé de réchauffer tout doucement la petite foule réunie au cabaret Lion d’Or. Benoit Pinette, le meneur du duo, a offert un message d’espoir aux participants : même s’il avait terminé avant-dernier lors de son passage au concours, les choses vont très bien pour lui aujourd’hui, alors qu’il se prépare à lancer un quatrième album.

Maxime Auguste, entre nostalgie et folie

Maxime Auguste était le premier participant à s’exécuter. Le chanteur, guitariste et harmoniciste incarne sur scène un personnage un peu arrogant, mais fort attachant.

Accompagné de quatre musiciens polyvalents, son country-folk de l’artiste est bien diversifié et présente autant des pièces nostalgiques, comme Cinéma l’Amour, que ludiques, avec la très amusante Kévin-Steve. Cette dernière chanson, dédiée à un futur enfant, rappelle A Boy Named Sue de Johnny Cash, mais dans une version plus rigolote. Ça n’a malheureusement pas suffi pour charmer les juges et l’auditoire qui l’ont classé au sixième rang.

La fougue du coyote

L’énergique groupe Projet Coyote (à ne pas confondre avec Tire le coyote; ce n’est pas la même bête) a ensuite livré la performance la plus bruyante de la soirée avec leur son électrique. Bien qu’ils n’étaient que trois, les jeunes hommes se sont démenés sur scène avec fougue, en particulier le chanteur David Fortin Théberge qui en perdait ses lunettes.

Malgré un départ un peu lent, le trio a joué de mieux en mieux pour finalement culminer sur Passé 10 heures, une chanson qui allie country, rock et fête. Des trois groupes de la soirée, Projet Coyote a présenté les textes les moins travaillés, mais a compensé avec la musique la plus entraînante.

Juste Robert, la beauté dans la noirceur

Peu de temps après, Juste Robert a conclu la soirée sur une note beaucoup plus glauque. La formation folk rock, menée par un Jean-Robert Drouillard, affublé d’une couronne en carton, a plongé l’auditoire dans sa mélancolie d’où est ressortie une étonnante beauté.

La plupart des chansons ont une forme assez simple, du style ballade rock, mais le quatuor n’a pas hésité à expérimenter, notamment en jouant de la guitare électrique avec un archet de violon.

Mais ce qui frappe le plus, ce sont les paroles imagées de Drouillard : « le cœur comme un parc à chiens dans les yeux d’un labrador », hurle-t-il de toutes ses forces à la fin de Il tombe des cordes, leur meilleure chanson. Son authenticité lui a valu la meilleure appréciation des juges et du public pour la soirée. Ils terminent ainsi au quatrième échelon du palmarès.

La semaine prochaine, ce sera au tour de Bermudes, Vulvets et Valery Vaughn de présenter leur matériel au Lion d’Or avec VioleTT Pi en ouverture. Les décibels seront certainement au rendez-vous.

Photo: JEAN-FRANÇOIS LEBLANC

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