À la uneUQAMTête à tête avec le recteur

Avatar Raphaëlle Ritchot22 mars 20163 min

À l’instar des années précédentes, l’équipe du Montréal Campus a eu l’occasion de s’entretenir avec le recteur de l’université, Robert Proulx. Le «réinvestissement nécessaire» de Québec et la désaffiliation possible de l’ESG ont été au coeur des échanges.

Au sommet du pavillon D, le recteur s’est montré confiant par rapport au financement des universités à la suite de la nomination d’Hélène David au poste de ministre responsable de l’Enseignement supérieur. «La dernière nomination [à Québec], c’est une ministre qui connaît très bien les universités et très bien l’UQAM aussi, explique-t-il. C’est une chose positive quand on n’est pas obligé d’expliquer l’ABC de l’Université pour montrer que ce n’est pas une entreprise. Ça facilite énormément les choses».

Robert Proulx a aussi déploré le nombre de ministres de l’Éducation qui sont passés depuis son entrée en fonction. Il souligne par le fait même qu’il y a des lois auxquelles l’UQAM doit se soumettre concernant le déficit budgétaire et qu’il «n’a pas le choix» de gérer les choses de la façon dont il le fait présentement.

Le recteur a également mentionné travailler de concert avec les autres universités. «J’ai poussé énormément auprès du Bureau de Coopération interuniversitaire (BCI), avec l’idée que les universités sont toutes perdantes [à travailler chacune de leurs côtés]». Il a ajouté «sentir un changement de comportement» de la part des autres institutions.    

Accès 24h

Le recteur a aussi avoué qu’il serait favorable qu’une université soit ouverte 24h/24, mais que l’UQAM était présentement dans l’incapacité de fournir toutes les ressources pour maintenir les conditions de sécurité, de santé et tout ce qu’il faut pour qu’une telle mesure soit possible.

«Alors on ne peut pas le faire [offrir l’accès aux locaux 24h/24], parce que sinon on couperait dans des postes, on couperait dans d’autres chose», a-t-il expliqué en entrevue.

Bureau de prévention et d’intervention en matière de harcèlement

Le Montréal Campus a aussi appris lors de cette rencontre que l’avancement des dossiers en matière de harcèlement sexuel avait tardé parce que la personne s’occupant du dossier n’a pas été remplacée à la suite d’un congé de maladie. C’est Maude Rousseau qui a été récemment nommée au poste de directrice du Bureau de prévention et d’intervention en matière de harcèlement lors du dernier Conseil d’administration, le 23 février. Toutefois, il a été impossible de joindre ou de s’entretenir avec Mme Rousseau, malgré plusieurs tentatives depuis sa nomination.

Lors de l’entretien avec Robert Proulx, il a aussi été question de la volonté de sécession de l’École des sciences de la gestion (ESG). Maintenant chose du passé avec la désignation de deux «expertes issues du milieu universitaire», Louise Dandurand et Hélène P. Tremblay, afin de conseiller l’UQAM dans un processus de décentralisation, le recteur avait, entre autres, souligné la rapidité d’intervention du doyen avec les médias alors qu’il n’était pas «nécessaire de le faire».

Au moment où le budget provincial vient tout juste d’être déposé, force est de constater que le réinvestissement dans l’éducation supérieure espéré par le recteur ne se fera pas rapidement, vu l’augmentation de seulement 3% du budget total du ministère de l’Éducation.

Photo: ALEXIS BOULIANNE

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