À la uneCultureLa relève a le vent dans les voiles | Soir 4 des Francouvertes

Avatar Philippe Lemelin9 mars 20163 min

Le Lion d’Or était plein à craquer lundi soir pour cette quatrième soirée de préliminaires aux Francouvertes, qui mettait en vedette Dans l’Shed, la Famille Ouellette et Caltâr-Bateau. Pour l’occasion, Dany Placard, Antoine Corriveau et Francis Faubert se sont réunis afin d’assurer la première partie. Ils ont réchauffé la salle bondée avec quelques compositions de stoner rock bien pesant.

C’est le duo country-folk Dans l’Shed qui a démarré le concours en douceur. Guitares aux mains et percussions aux pieds, Éric Dion et André Lavergne ont utilisé toute leur énergie pour accompagner leurs voix. La complicité et l’expérience du duo sont évidentes, eux qui se connaissent depuis plus de vingt ans. Dans l’Shed, de par son influence folk et blues, raconte avant tout des histoires. Que ce soit une bonne vieille histoire d’amour (Dans l’bois), celle d’un «tueur en marchette» (Pépé du pénitencier) ou bien de manger, par dépit, des «grilled cheese et du spag au Cheez Whiz» (Grilled cheese blues). Des sections instrumentales improvisées sont venues enrichir la prestation autrement assez sobre, mais très bien exécutée. La chanson «sur les évidences», Quand y’a pas de gagnant, y’a pas de perdant, a été la plus appréciée du public.

Une histoire de famille

La musique coule dans les veines de La Famille Ouellette. Les six frères sont bourrés de talent: ils chantent, jouent de la guitare, des claviers, des cuivres, des percussions…Et échangent souvent d’instruments entre les pièces, parfois même pendant. «Depuis aussi longtemps que je me souvienne, on a toujours joué de la musique ensemble», se remémore Jean-Sébastien Ouellette, en entrevue avec le Montréal Campus. Or, les frères n’avaient pas formé de groupe en tant que tel avant le concours. «On s’est dit deux semaines avant la date limite [des inscriptions] qu’on se faisait un band pour les Francouvertes !», rigole Jean-Sébastien.

Cela dit, rien ne laissait paraître que le groupe n’était formé que depuis trois mois. Le sextuor familial débordait d’énergie sur la scène, déversant son rock teinté de pop. Les voix des gars s’harmonisent à merveille et leurs mélodies sont accrocheuses. Leur morceau le plus puissant, Ce ne sont que des mots, s’est conclu avec une finale explosive qui leur a valu une ovation debout du public. La Famille Ouellette a été sans contredit la plus belle surprise de la soirée. On les reverra, c’est certain.

Caltâr-Bateau bien à flot

Dernier groupe et non le moindre, Caltâr-Bateau s’est déchaîné sur la scène du Lion d’Or pour conclure la soirée en beauté. Les sept musiciens avaient rodé leur numéro au quart de tour pour offrir une performance intense et surtout, sans faille. «Ça fait quelques fois qu’on essaie de participer aux Francouvertes et on s’est dit que cette fois, ce serait la dernière», confie Étienne Dupré, bassiste du groupe. Actif depuis près de quatre ans et comptant deux albums sous sa cravate, Caltâr-Bateau a senti que l’occasion de percer était maintenant ou jamais. «On a beaucoup évolué depuis le début, notre musique s’écoute mieux, il y a un fil conducteur», se réjouit Étienne Dupré.

Le groove est entraînant et le party entamé par le groupe précédent a réellement pris son envol. Force est de constater que le band a trouvé sa voie, passant habilement de chansons ludiques à des balades mélancoliques, mais puissantes. La foule et les juges ont été conquis par leur prestation digne des pros. C’est sans grand étonnement qu’ils ont été déclarés grands gagnants de cette quatrième soirée.

Le 14 mars, ce sera au tour des formations Cy, Mon Doux Saigneur et Marie-Claire de monter sur la scène du Lion d’Or. La première partie sera assurée par Saratoga.

Photo : Marissa Groguhe

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