En plus de jongler entre les entraînements et les études, la patineuse de vitesse courte piste Joanie Gervais a vu sa saison être écourtée en raison d’une commotion cérébrale subie en septembre.

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«Une semaine avant les sélections pour les Coupes du monde d’automne, je suis tombée lorsqu’on faisait de la vitesse et je suis entrée en contact avec les matelas», rapporte la jeune femme de 21 ans. Elle croit néanmoins se rapprocher de la forme qu’elle avait avant son accident. «J’ai dû arrêter les entraînements pendant environ deux mois et demi, donc j’ai recommencé à la mi-novembre», raconte-t-elle.

L’athlète originaire de Jonquière au Lac St-Jean désire être à son meilleur pour une compétition importante en mars, qui déterminera si elle peut rester sur l’équipe nationale de développement. Elle fait partie de cette organisation qui permet aux espoirs du pays de s’améliorer depuis deux ans. «À cause de ma blessure, je n’ai pas pu participer à deux compétitions sur trois qui font le classement pour la saison prochaine, alors il faut que je performe bien à cette épreuve si je veux garder ma place», explique celle qui, en quittant sa ville natale pour venir à Montréal, a suivi les traces d’autres patineuses de vitesse saguenay-jeannoises, comme Marianne St-Gelais, Kassandra Bradette et Valérie Maltais.

Croire au retour

Jeffrey Scholten, l’entraîneur qui suit Joanie Gervais depuis deux ans, ne doute pas que l’athlète sera en mesure de retrouver la cadence qu’elle a maintenue lors de la saison dernière. «L’un de ses objectifs doit être de finir parmi les 12 meilleures, si elle veut rester sur l’équipe nationale de développement, mais [à ce stade-ci] je ne vois pas pourquoi elle ne serait pas capable de remplir cet objectif, car avec le peu d’entraînement qu’elle a eu, Joanie est presque au même niveau qu’avant sa blessure», affirme l’assistant-entraîneur de l’équipe nationale.

C’est également l’avis de Kassandra Bradette, avec qui Joanie Gervais a remporté deux médailles de bronze aux Coupes du monde de Shanghai et de Salt Lake City, dans le cadre de l’épreuve à relais. «Je n’ai pas de doute qu’elle sera en mesure de revenir, parce que l’année passée elle avait fait ses preuves tant au niveau national qu’international», fait-elle valoir. Kassandra Bradette, avec qui elle a partagé une chambre lors des Coupes du monde l’an dernier, est bien placée pour décrire la jeune athlète. «Joanie a des buts, c’est une fille qui va foncer, elle est assez perfectionniste aussi […] ce n’est pas une personne qui va faire des gestes irréfléchis, tout ce qu’elle fait est planifié», assure celle qui la connaît plus personnellement depuis environ deux ans.

Trouver un équilibre

Le 15 juin dernier, Joanie Gervais, qui est présentement inscrite au baccalauréat d’intervention en activité physique, profil kinésiologie, à l’UQAM, a gagné une bourse de la Fondation Sport-Études d’une valeur de 2500 $ grâce au bon rendement académique qu’elle a su maintenir malgré un horaire d’entraînement chargé. «Je m’entraîne à l’aréna deux fois par jour, le matin et l’après-midi, donc les cours auxquels j’assiste doivent se donner soit entre les deux ou le soir», souligne-t-elle.

Joanie Gervais ne sait pas exactement ce qu’elle prévoit faire après sa carrière d’athlète, mais espère pratiquer un métier qui sera en mesure d’aider les autres. «Je ne sais pas si [entraîner les sportifs à un haut niveau], c’est ce que je veux faire de ma vie, j’avais peut-être pensé aller en physiothérapie», soutient l’athlète qui a obtenu une moyenne cumulative de 4,2 sur 4,3 à sa première année à l’Université, malgré quatre participations à des Coupes du monde et une vie en appartement à gérer.

Si sa priorité est de bien performer en mars pour rester sur l’équipe nationale, Joanie Gervais indique avoir aussi des objectifs à plus long terme pour les prochaines années. «L’année prochaine, c’est sûr que j’aimerais me re-qualifier pour pouvoir participer aux Coupes du monde. Les qualifications pour les Jeux Olympiques arrivent aussi rapidement, elles qui débuteront à l’automne 2017», précise l’étudiante.

Photo : Ariane Labrèche

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