À la uneSociétéNate Philippe le conquérant

Samuel Dancause17 septembre 20155 min

Larrivée en mai dernier de Nate Philippe à titre d’entraîneur-chef de l’équipe de basketball de l’UQAM apporte un vent de fraîcheur chez les Citadins.

Bien qu’il ait passé les dernières années dans le circuit relevé du basketball universitaire américain, Nate Philippe refuse de s’asseoir sur ses lauriers à son arrivée à lUQAM. S’il est revenu au Québec, c’est par choix et il compte bien profiter de son vécu afin dinculquer à sa nouvelle équipe un état d’esprit gagnant.

Originaire de la région de Montréal, Nate Philippe effectue un retour au Canada non seulement à cause de ses fonctions d’entraîneur, mais également d’après des motivations personnelles. «Je suis un fier Canadien, j’ai beaucoup de famille au Québec et mon père habite à Montréal, explique-t-il. J’ai deux enfants et je pense que le Canada offre beaucoup d’avantages au niveau de la qualité de vie», remarque l’homme à la carrure imposante entre le visionnement de deux séquences vidéo.

Sacré meilleur entraîneur assistant de la Patriot League en 2015, Nate Philippe peut se vanter d’avoir une feuille de route impressionnante. Il a participé au prestigieux tournoi March Madness de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) et a entraîné des vedettes de la NBA telles qu’Andrew Wiggins, Nik Stauskas et Tristan Thompson.

Fier de ces accomplissements, il se joint aux Citadins sans avoir la prétention d’être un sauveur et affirme plutôt avoir beaucoup à apprendre de son poste d’entraîneur-chef. Cette facette de sa personnalité semble d’ailleurs très appréciée de la part de ses joueurs. «Cest sûr que son parcours lui donne de la crédibilité et que c’est motivant pour nous, mais c’est sa présence et son implication qui sont encore plus importantes», évalue le meneur de jeu des Citadins, Kewyn Blain.

Les nouveaux joueurs de Philippe n’ont pas tardé à adhérer à sa philosophie, alors que ce dernier les a immédiatement convaincus de son approche. «C’est un homme très passionné et s sa première journée sur le campus, il nous a montré quil était là pour gagner, lance Kewyn Blain, personnellement recruté par le nouvel entraîneur. Il avait déjà un plan pour l’équipe, ce qui nous a prouvé sa volonté de gagner et indiqué ce qu’il veut qu’on accomplisse

Les Citadins forment une équipe négligée dans le circuit universitaire québécois de basketball, ce qui ne refroidit tout de même pas l’entraîneur. «Ce que j’ai appris de mes expériences précédentes, c’est de ne pas se mettre de limites sur ce que l’on peut accomplir, confie-t-il dans un français très convenable. Alors j’adopte la même philosophie ici: je n’impose pas de limites au nombre de parties que nous pouvons gagner, parce qu’à chaque année, l’objectif est de gagner un championnat national.»

Nate Philippe se dit dévoué envers sa nouvelle équipe et concentre ses énergies sur le présent. «Jai déjà beaucoup déménagé et mon plan est de rester un bon moment à l’UQAM, explique-t-il. Je ne pense pas au prochain job, je veux faire de mon meilleur et gagner ici.»

Photo : Félix Deschênes

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