En vert et pour tous

La programmation automnale de la Maison du développement durable (MDD), dévoilée le 10 septembre dernier, accordera une place de choix à la Conférence de Paris sur les changements climatiques (COP21).

Pollution environnementale, émissions de carbone, sécurité alimentaire, pétrole et patrimoine urbain sont les enjeux autour desquels s’articulent les vernissages, colloques et conférences qui seront présentés à la MDD.

Les experts environnementaux présents au lancement de la programmation fondent tous beaucoup d’espoir sur la conférence à venir à Paris. «La COP21 […] constitue une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C» explique le directeur général de la MDD Robert Perreault.

Les activités, accessibles au public en échange d’une contribution monétaire volontaire, se sont d’ailleurs amorcées le 15 septembre avec un panel sur les enjeux de la COP21, auquel a participé le co-fondateur de l’organisme Équiterre Steven Guilbeault. L’écologiste de réputation internationale sera du voyage à Paris et y décrira l’avancement des négociations par vidéo-conférence aux visiteurs de la MDD, le 9 décembre prochain. «Steven offrira un regard de l’intérieur, de ce qu’on pense qu’il va se passer à cette conférence. Est-ce qu’il y aura une entente, sera-t-elle à la hauteur de ce qu’on souhaite et quelles seront ses implications au Québec, au Canada et même à Montréal?», questionne le directeur général d’Équiterre Sydney Ribaux.

Dans la perspective où la Conférence de Paris ne rapporterait pas les résultats escomptés, la Maison du Développement durable recevra également des experts en recherche active de solutions. C’est le cas du physicien Miguel Tremblay qui proposera le 27 octobre prochain une introduction à la géo-ingénierie, regroupant plusieurs méthodes qui pourraient permettre de contrôler le climat planétaire.

En symbiose avec l’UQAM

La directrice des communications et de la programmation à la MDD Amélie Ferland-Dufresne insiste sur le rapport de proximité qu’entretient l’organisme avec l’université du peuple. «C’est important que les gens de l’UQAM passent nous voir, vu notre emplacement tout près du campus, et considérant l’importance de la MDD en matière d’environnement.», précise-t-elle.

La Maison du développement durable a d’ailleurs sollicité l’expertise de plusieurs spécialistes uqamiens pour élaborer sa programmation automnale. Parmi eux, le professeur au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère à l’UQAM David Widory présentera le 24 novembre une technique géochimique émergente permettant l’analyse des sources de pollution environnementale.
Robert Perreault s’est dit fier de pouvoir y accueillir des événements en lien avec la COP21 et il espère que l’implication des acteurs environnementaux locaux saura attirer l’attention des Montréalais sur les enjeux climatiques.

Crédit photo : Alexis Boulianne

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *