CultureSynthétiseur et rêverie

Avatar Louis Pelchat-Labelle20 mars 20152 min

Un son réverbérant et des harmonies envoûtantes sont les armes dont le duo musical montréalais Milk & Bone se sert pour occuper l’espace sonore mystique qu’il crée. Le groupe, composé de Camille Poliquin et Laurence Lafond-Baulne, lançait son premier album éponyme, Little Mourning, le 17 mars dernier.

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Dégustant une pâtisserie comme s’il n’y avait pas de plaisir plus grand sur terre, les deux musiciennes ont peine à cacher leur complicité débordante. Après avoir collaboré aux projets de David Giguère, Karim Ouellet, Alex Nevsky, Misteur Valaire et les Sœurs Boulay, les deux musiciennes, dans la vingtaine, ont vu le moment juste pour réaliser leur propre album. Même si les deux amies, qui se sont rencontrées au Cégep de St-Laurent en études musicales, ont un parcours relativement semblable dans le milieu, elles sont certainement très différentes l’une de l’autre. «On a beaucoup de différences», s’exclament-t-elles à l’unisson. Toutes les deux s’accordent pour dire que Camille Poliquin incarne plus le côté gestion du groupe. «Laurence est plus people, gentille, elle va voir les gens, établit des relations», termine finalement Camille, ricanant toujours avec sa consœur.

C’est avec Gabriel Gagnon, qui s’occupe de la réalisation, du mixage et des arrangements de l’album, que le duo compose plusieurs chansons. Sans avoir nécessairement de formule clé de création, Milk & Bone écrit et compose ses pièces en un réel partage d’idée. «Normalement, ça vient d’une de nous deux et l’autre va compléter pour trouver les accords et le mood qu’on veut. C’est toujours une implication à au moins deux.»

Pour le duo, envelopper une pièce d’un son vibrant et euphorique est très simple: un instrument tel que la guitare ou le piano vient joliment souligner les longues notes de synthétiseurs texturés sans jamais ne faire ombre aux deux voix des musiciennes qui se complémentent de manière enivrante. C’est sans raisons utilitaires que Milk & Bone chante en anglais. «On est contentes que ça nous serve, on ne va pas se le cacher, mais ça c’est simplement fait naturellement. Nos repères sont vraiment plus vers la musique anglophone. Ça n’a jamais été par souci d’accessibilité.»

Le 18 mars, soit le lendemain de son lancement, le groupe a fait une prestation au festival South By South West qui se déroule à Austin, au Texas, amorçant probablement une longue série de concerts.  D’un ton léger et s’échangeant un énième regard complice, les deux jeunes femmes affirment ne pas se tracer de limites et qu’elles continueront de travailler ensemble tant et aussi longtemps que l’envie sera au rendez-vous.

Photo: Louis Pelchat-Labelle

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