CultureHuit questions à On déjeune

Avatar Geneviève Jetté5 décembre 20145 min

Crédit photo: Instagram On déjeune

Les photos en plongée de déjeuners alléchants tartinent les pages des réseaux sociaux depuis quelques mois déjà. Le groupe « On Déjeune », quatre artistes dans la vingtaine, dont un membre d’Alaclair Ensemble, Maybe Watson, publient des images de leur repas commandés dans des restaurants de brunch. Le Montréal Campus a posé quelques questions à deux membres, Michel Beauchemin et Tim Buron, afin d’avoir un avant-goût de leurs inspirations et prochains projets au menu.

 

Geneviève Jetté

 

Comment décririez-vous le blogue On Déjeune? Avez-vous un but particulier?

Michel: C’est un blogue, une page Facebook, Instagram et Twitter qui a pour but, entre autres, de faire découvrir les restaurants déjeuner à Montréal, à Québec et en régions. On a aussi des posts sur d’autres aspects de la restauration comme faire découvrir un chef en allant dans sa cuisine ou raconter une soirée qu’on a passé dans un restaurant qui n’est pas nécessairement un resto brunch.

 

Tim: On essaie aussi de mélanger plusieurs autres projets ensemble qui sont toujours en lien avec le déj. On veut que le blogue devienne une grosse boîte remplie de créations qui rassemble autant des vidéos que des trames sonores avec notre blogue et ses photos. C’est ce qui rend le blogue unique.

 

On peut voir plusieurs jeux de mots sur votre page comme « Les Mangettes » au lieu de «manchettes» ou même «Eggspert» pour «expert». Est-ce que l’humour de votre blogue représente une parodie des autres sites culinaires?

Tim: Ben c’est certain que le concept a commencé comme une semi-joke. On prenait des photos pis on a juste décidé de partir un blogue déjeuner de même avec [Maybe] Watson.

 

Michel: C’est une parodie très légère disons. On retrouve un langage commun sur la plupart des sites culinaires, par exemple les hashtags #Nomnomnom et nous on fait #Nomsayin. On aime bien jouer avec les mots à cause de notre background plus street et hip hop.

 

 

Est-il difficile de se démarquer des autres blogues qui parlent aussi de nourriture?

Michel: En fait, c’est que nous c’est plus un blogue de lifestyle que de bouffe, en tant que tel. Par lifestyle, ce qu’on veut dire c’est que ça sort du déjeuner. Peut-être qu’un jour on va mettre un peu de recettes si on trouve quelque chose de nice, mais ce n’est pas ça qu’on veut faire idéalement parce la ligne directrice est le déjeuner. On pense justement qu’on se démarque à ce niveau là, sur le langage et jeux de mots dans nos posts, et sur le fait qu’à chaque fois que quelqu’un vient déjeuner avec nous il en sort toujours avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de particulier. Et c’est fresh! [rires]

 

Pourquoi ne pas miser davantage sur la critique de restaurant sur votre blogue?

Michel: Parce que le but de «On Déjeune» c’est aussi de faire découvrir les restos à déjeuners à travers Montréal et pas nécessairement d’en faire une critique. Ça ne sera jamais dans la dynamique de rabaisser un endroit, mais bien de promouvoir les bons spots, l’ambiance, raconter l’historique de chaque place, parler des chefs, faire des collaborations avec eux, etc. Si on n’aime pas de quoi, on ne fait juste pas le mentionner. Ce ne sont pas des articles de Marie-Claude Lortie!

 

Tim: Personne ne veut lire des critiques et on veut raconter une histoire. À chaque fois qu’on mange il y a des drôles de situations et on veut l’écrire d’une façon qui est le fun à lire.

 

Comment vos emplois respectifs viennent-ils vous aider dans le cheminement du blogue?

Michel: Même si je fais plus du vidéo et tout, ça a été difficile, mais j’ai aimé me replonger dans l’écriture de blogue. Pour ce qui est de Maybe Watson, c’est sûr que c’est au niveau de la musique et c’est comme un peu une fouine de Instagram, il est capable de créer des comptes en deux secondes.

 

Tim: Lui [Michel] avec ses vidéos pis Watson avec son Instagram flavour et sa musique, moi avec ma musique aussi pis Jeanne qui étudie en marketing et qui a un bon follow up [bon nombre d’abonnés] sur Instagram, c’est ce qui nous aide avec le blogue. Elle écrit beaucoup pour le blogue aussi avec Watson, donc ils représentent un pilier solide pour tout le concept.

 

On comprend que vous ne vivez pas nécessairement du blogue. Est-il difficile de combiner vos projets personnels avec «On Déjeune»?

Tim: Je m’occupe plus de la musique de certaines chansons qu’on fait en lien avec le concept On Déjeune, donc j’ai un peu plus de temps libre! Sinon, on essaie de combiner nos projets personnels avec On Déjeune.

 

Michel: Le blogue commence pas mal à représenter 90 % de notre temps, je dirais! Mais ça n’empiète pas encore sur nos projets personnels qui ne sont pas en lien avec le blogue.

 

Tim: Quoi que ça commence [à empiéter]!

 

Avez-vous une bonne réponse du public face à votre concept?

Michel: Oui! On a gagné plusieurs abonnés grâce à des articles qui ont paru dans La Presse+ et dans Le Voir. On est rendu à plus de 2 000 abonnés et Facebook et près de 7 000 sur Instagram. Il y a aussi beaucoup de compagnies qui nous approchent aussi pour faire de la promo. Plusieurs personnes du milieu artistique nous approchent aussi!

 

Quel serait votre prochain projet de création avec le concept On Déjeune?

Michel: On a une ligne de vêtements, c’est maintenant confirmé! Le prochain projet est une émission Podcast de 30 minutes qui s’appelerait «Déj Talk» et qui tournerait autour d’un déjeuner avec un invité quelconque qui serait aussi dans le milieu [artistique].

 

Tim: Ça serait du monde avec qui on chill, donc autant des photographes que des graffers. On joindrait musique et bouffe, encore une fois!

 

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