À la uneUQAML’Inde visite l’UQAM

Avatar Justine de L Eglise23 octobre 20142 min

L’Inde a pris l’UQAM d’assaut lors de la tenue d’une semaine d’activités sur le thème indien du 6 au 11 octobre dernier. Organisée par l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) et le Centre d’études et de recherches sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS), l’événement a réuni une quarantaine d’experts canadiens et indiens lors de panels et conférences orientés sur l’économie, la culture, la politique, l’histoire et les relations qui unissent le Québec, le Canada et l’Inde.

Chaque année, l’IEIM tient une semaine d’activités sur un pays important sur l’échiquier mondial. «L’Inde a été retenue pour cette année car il s’agit d’une puissance émergente d’importance, à la culture vibrante, et qu’une quantité relativement limitée d’attention lui est généralement dédiée», explique le chargé des communications de l’IEIM Timothée Labelle.

L’édition de cette année se démarque par la multiplicité de ses visées. «L’objectif de l’évènement est de créer un point de convergence pour les recherches portant sur l’Inde, de diffuser les travaux des chercheurs, en plus d’intéresser la communauté universitaire, des affaires et le grand public aux enjeux de l’Inde», expose Timothée Labelle. L’équipe organisatrice, qui a préparé l’évènement une année durant, se dit très satisfaite du déroulement de la Semaine de l’Inde. «Le public a été présent lui aussi, de façon soutenue, pour des sujets pourtant parfois pointus», relate la coordonnatrice à la recherche du CERIAS, Béatrice Halsouet.

 

L’Inde flamboyante

Thimothé Labelle souligne également que le volet culturel a pris une ampleur plus marquée cette année. Les participants ont pu s’intéresser à diverses prestations musicales, expositions, danses classiques indiennes, dégustations de plats typiques. Larry Tremblay, professeur associé à l’École supérieure de théâtre, a offert des ateliers de Kathakali, une forme de danse théâtre traditionnelle indienne. Visant à intéresser les étudiants à une culture différente, la tenue de ces activités a suscité l’intérêt en dehors des réseaux habituels de l’IEIM. «Ceci n’est pas surprenant, puisque la culture indienne est particulièrement riche. Tant sa musique traditionnelle, que ses danses, ses contes mythiques et le cinéma de Bollywood attirent vivement l’attention», illustre Timothée Labelle.

L’évènement contenait une autre primeur : cette année, les étudiants doctorants travaillant sur l’Inde étaient invités à se rencontrer pour partager le fruit de leurs recherches, et ainsi à étendre leurs réseaux. «Cette rencontre pallie à une faiblesse souvent mise en exergue des programmes de doctorats, celle de ne pas permettre aux étudiants d’établir des liens en dehors du milieu académique de leur port d’attache», note Timothée Labelle. Il ajoute qu’il s’agit d’une première pour l’évènement organisé par l’IEIM, mais que ce pourrait devenir une rencontre annuelle.

 

L’Inde reportée

En raison de la grève du Syndicat des employés et employées de l’UQAM (SEUQAM) de jeudi passé, certains panels ont dû être reportés à la session d’hiver. «Pour prolonger l’évènement et même pour le compléter, [il y aura] notamment un regard sur les femmes et l’Inde en janvier prochain», annonce Béatrice Halsouet.

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