À la uneUQAML’automne, cette haute saison

Avatar Raphaël Côté29 septembre 20142 min

Comme à chaque année, la Place Pasteur s’habille pour la rentrée : juchée coin Saint-Denis et de Maisonneuve, l’installation Haute Saison accueille les passants.

Suivant le mandat de Campus Ouvert sur la Place Pasteur, Haute Saison offre un espace qui se veut accueillant et convivial. Tous ne se contentent pas d’observer l’œuvre car on peut autant s’y asseoir ou s’étendre. «L’occupation est aérienne, ce qui est différent des années précédentes», explique le conseiller à la promotion institutionelle, Maxim Bonin. Les artistes, Chistine Heyraud, Charlotte Viguier, Christine Kerrigan et Christelle Marty ont travaillé à donner une dimension nouvelle au projet.

À la fois imposante et empreinte de légèreté, la structure combine cordages, filets et grands mats d’acier blanc, à la manière de grandes voiles, voire de hamacs. « On s’est senti appelé par cette structure souple. Les êtres humains recherchent le réconfort parce qu’il y a beaucoup de béton en ville. C’est ferme et ce n’est pas invitant», dévoile l’étudiant en médias interactifs à l’UQÀM, Dimitri Delphin, venu profiter de l’installation. L’œuvre contraste ainsi avec les bâtiments environnants, durs et froids selon l’artiste Christine Heyraud.

Cette année, l’œuvre fut conceptualisée durant la semaine de design international, laquelle impliquait plusieurs intervenants renommés. Parmi eux, l’architecte Pierre de Angelis, de l’Atelier Hitoshi Abe. «L’architecte paysagiste Thierry Beaudoin, de la firme Wanted Paysage, a quant à lui chapeauté le stage et la réalisation de l’installation», précise le professeur à l’École de design de l’UQAM, Carlo Carbone.

Petit espace gazonné combinant béton et vieux arbres, la Place Pasteur est un lieu de grande affluence étudiante. Ce n’est pourtant que depuis 2009, avec l’arrivée du projet Campus Ouvert que le public s’approprie davantage ce coin de verdure. Cette année ne fait pas exception avec la venue de Haute Saison. «C’est la deuxième fois que je viens ici. La première fois, il n’y avait pas de place tellement c’était populaire», raconte l’étudiant au certificat en communications, Simon-Pierre Nyaburerwa.

«Un des buts visés par les quatre artistes était d’animer la place le jour et la nuit», raconte l’artiste Christine Kerrigan. La Haute Saison pourrait bientôt être agrémentée d’un jeu de lumières aux couleurs de l’automne et de l’hiver, moyennant l’approbation de la Ville de Montréal.

Haute Saison demeurera en place jusqu’au 1er novembre.

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