UQAML’emballage au secours du produit

Avatar Ariane Labrèche15 septembre 20142 min

C’est dans une salle comble mercredi soir au Centre de design de l’UQAM qu’ont été dévoilés des concepts d’emballages nouveau genre, dans le cadre de l’exposition Packplay, fruits du projet Packaging-UQAM. L’événement était une première uqamienne.

 

Packplay présente les meilleurs projets de design d’emballage d’étudiants provenant d’Europe et d’Amérique du Nord. Ce type de design a été étudié et développé depuis dix ans par le commissaire de l’exposition, Sylvain Allard. Aux yeux de ce dernier, un emballage doit être créé en fonction de l’usager et être fonctionnel, séduisant, informatif, responsable, pratique et dynamique, plusieurs caractéristiques qui font défaut aux emballages les plus communs. «Il y a un manque d’amour, d’originalité et de plaisir. On sous-estime le potentiel pédagogique et social des emballages», déplore le professeur. Le côté éco-responsable des projets présentés est également au centre des priorités de Sylvain Allard: «Les problématiques environnementales sont ce qui cause le plus de difficultés actuellement», souligne-t-il.

 

Borkur Bergmann, directeur du Centre de design de l’UQAM, croit aussi que le design d’emballage peut servir à protéger l’environnement. «Cette approche s’inscrit dans le développement durable. Nous sommes submergés par les emballages et le but est de les réduire», explique-t-il. Les projets présentés étaient pour la plupart complètement biodégradables ou réutilisables. Un aspect qui a grandement intéressé Michèle Beauchamp-Roy, étudiante au baccalauréat en design environnemental de l’UQAM et gagnante du Grand Prix Packplay pour son projet, Brrr. «Je crois que les emballages écologiques sont la voie du futur, car les gens ont une plus grande conscience de leur impact environnemental», indique-t-elle. Ce sont deux produits québécois qui lui ont donné l’inspiration pour son projet. «J’ai décidé de travailler avec de la vodka et des canneberges et de les combiner avec le principe du froid», explique Michèle. Son idée a pris la forme d’une bouteille de vodka drapée d’un manteau rempli de petites poches de canneberges. Ce manteau peut être congelé et servir de refroidisseur, tandis que les canneberges gelées peuvent être ajoutées à n’importe quel cocktail, au goût de l’usager.

 

Selon Sylvain Allard, ce type de projet fait la beauté du design d’emballage. «Le plaisir de l’objet, d’un bon plat, d’un bel aliment, c’est quelque chose qu’on doit célébrer», affirme-t-il. Le professeur croit que l’absence de ces emballages nouveau genre des tablettes est dû à une certaine crainte de la part des compagnies. «Les gens veulent se distinguer, mais copient rapidement les autres. Ce mimétisme cause un grand manque de créativité», explique le commissaire. Même si une utilisation plus répandue de ce type d’emballage se fait lentement, Sylvain Allard espère que son exposition pourra servir à faire évoluer les mentalités. «Le design est fait non seulement pour vendre, mais pour bien vendre. J’espère que ce projet servira de source d’inspiration pour faire les choses différemment.»

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