À la uneUQAMErreur d’impression

Frederic Comeau23 octobre 20133 min

De nombreux étudiants se rongent les sangs avec le transfert de fonds de l’ancienne à la nouvelle carte Repro-UQAM. Mal informés par les services de reprographie, ils doivent souvent démêler le système quelques instants avant la remise d’un travail. 

Quelques minutes avant le début de son cours, Émilie* affronte le nouveau système d’impression de l’UQAM. Au moment d’imprimer son travail, sa carte est refusée. L’étudiante du baccalauréat en enseignement apprend du même coup qu’elle ne peut plus utiliser les fonds qu’elle avait accumulés sur sa carte magnétique. Elle doit les transférer dans un nouveau compte numérique. «Plusieurs étudiants découvrent le changement à faire le matin même de la remise de leur travail», remarque le préposé de Repro-UQAM de la Bibliothèque centrale, Teddy Atchigue. Perdus dans les dédales du nouveau système, les usagers habitués à l’ancien fonctionnement omettent de transférer leurs fonds, qui sont oubliés sur la bande noire des cartes étudiantes.

Avec la rentrée universitaire, les nouveaux uqamiens ont reçu la carte adaptée au dernier système de reprographie, le projet Impression Multifonctions à Gestion Écologique (IMAGE), implanté par l’UQAM pendant la session d’été 2013. Impression Wi-Fi sous le principe du nuage, portefeuille unique et solde en temps réel composent ce nouveau procédé de reprographie. Pour les détenteurs d’anciennes cartes, le transfert de fonds vers la nouvelle se fait manuellement. C’est là que la situation se corse. «J’ai vu très peu d’information circuler pour diriger les étudiants vers les lieux de transfert d’argent. Il doit y avoir deux, trois affiches dans l’UQAM», s’énerve Louis*, un technicien en informatique de l’UQAM.

Le service de reprographie de l’Université a envoyé un courriel à l’ensemble des étudiants le 3 septembre dernier pour les renseigner sur les lieux et le procédé de transfert d’argent. La Bibliothèque centrale et le Centre de service Repro-UQAM du pavillon des Sciences de la gestion et la Bibliothèque des sciences desservent le campus uqamien. «C’est la responsabilité des étudiants de lire nos communiqués et de faire le transfert. Les difficultés découlent du fait que les utilisateurs négligent la lecture des informations», soutient le directeur du service de reprographie, Martin Frédéric Pinard. Les postes de transfert des bibliothèques seront ouverts pour la session d’automne et le Centre de Repro-UQAM.

Malgré ces initiatives, plusieurs étudiants ignorent l’existence du projet IMAGE et du déplacement de fonds à effectuer. «Nous avons réalisé un échantillon, et il reste en moyenne cinq dollars sur les anciennes cartes étudiantes. Les montants varient de zéro à quinze dollars», expose le technicien. Selon Martin Frédéric Pinard, près de 15 000 étudiants sur les 40 000 que regroupe l’UQAM possèdent la nouvelle carte. «Plusieurs étudiants ignorent le solde restant sur leur carte et pensent que le transfert se fait automatiquement», soutient Louis. Les techniciens des laboratoires dirigent les étudiants avec d’anciens soldes vers les postes de transfert. «Ce n’est pas notre mandat de le faire, mais on le fait quand même parce que les étudiants ne le savent pas», rapporte le technicien en informatique. Les semaines passent et de moins en moins d’anciennes cartes d’impression voyagent entre les murs de l’UQAM. «Au début de la session, c’était plus de 100 personnes par jour qui venaient nous consulter. En ce moment, ça tourne autour d’une trentaine», précise le préposé de Repro-UQAM, Teddy Atchigue. Avec la période des examens, quantité d’étudiants viendront transférer leur montant sur le compte commun, croit-il.

Guide d’instructions

Avec le projet IMAGE, l’argent numérisé n’est plus sur la carte étudiante, mais dans un serveur sécurisé accessible via les ordinateurs personnels et publics à l’UQAM. Ce compte unique comprend l’ensemble des montants versés par les étudiants. «Auparavant, si la carte était perdue, le solde était également perdu. Désormais, l’argent est conservé sur le serveur. Il suffit de se refaire une carte», explique Martin Frédéric Pinard. Pour prévenir les problèmes avec le projet IMAGE, Repro-UQAM a mis sur pied une ligne de soutien téléphonique au poste 4103. «Seulement deux cas ont été portés à notre attention et les détenteurs n’ont pas perdu d’argent», mentionne le directeur. Pour le technicien en informatique Louis, le service d’aide ne prête pas assistance aux étudiants. «Ça semble sortir du champ de compétences des préposés, lâche-t-il. Ils se contentent de faire des remboursements, même pour des problèmes techniques.»

*Noms fictifs

 

Crédit photo : Louis-Philippe Bourdeau

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