À la uneUQAMEntraide collective

Catherine Lamothe22 octobre 20132 min

Le regroupement des étudiants chrétiens de l’UQAM, le groupe IKTUS, a repris ses activités de cuisine collective le 19 octobre dernier. Si l’Université du peuple accueille déjà la cuisine populaire Ras-le-bol, ce projet du groupe IKTUS a pour but de favoriser l’intégration des étudiants étrangers.

Initié en collaboration avec le groupe Aliments d’ici, le projet de cuisine collective désire accueillir des étudiants de toutes origines ou confessions religieuses. «La plupart des participants s’inscrivent pour trouver un lieu de rencontre», croit le responsable du projet, Jorge Falla Luque. À son avis, certains étudiants cherchent aussi à découvrir la cuisine internationale. «Comme ils proviennent souvent de cultures différentes, les étudiants ont des connaissances culinaires propres à leurs origines, mais on veut aussi leur apprendre certaines coutumes du Québec», ajoute le responsable d’IKTUS, Gervais Nsabinama.

Dès la fin octobre, un groupe de cinq à huit étudiants se réunira aux deux semaines pour échanger, partager des connaissances culinaires et confectionner des plats sains. Durant les rencontres, tous les participants sont invités à donner leurs idées de repas, et lorsqu’une recette est adoptée, les étudiants se partagent les achats et les tâches. «Il n’y jamais plus de huit étudiants à la fois, donc nos cuisines collectives demandent moins de planification, se réjouit Jorge Falla Luque. Les étudiants n’ont pas besoin de se rencontrer plusieurs fois pour tout organiser.»

À son avis, la cuisine collective d’IKTUS a l’avantage d’être économique pour les participants. «La cotisation est de 3$ et l’étudiant revient chez lui avec plusieurs portions, qui vont lui permettre de manger pendant une ou deux semaines», soutient Gervais Nsabinama. Il mentionne que les étudiants bénéficient souvent de peu de temps entre les cours et les travaux pour faire les courses ou pour cuisiner à la maison. «La cuisine collective leur apporte une aide précieuse», souligne-t-il.

À court de nouveaux venus

Jorge Falla Luque et Gervais Nsabinama admettent tous deux que cette nouvelle année est cependant plus laborieuse quant au recrutement des participants. «On a très peu de monde cet automne, concède Jorge Falla Luque. On a réussi à ouvrir seulement un groupe de cuisine collective». L’an dernier, le groupe IKTUS a réussi à mettre sur pied trois groupes de cuisine. «Il y a aussi une question d’emploi du temps, déplore Gervais Nsabinama. C’est difficile de répondre aux disponibilités de tout le monde.»

Malgré tout, l’UQAM a renouvelé le projet de cuisine collective pour une troisième année sans sourciller. «L’Université nous a toujours appuyés puisque notre activité concerne les étudiants en difficulté», assure Jorge Falla Luca. Les cuisines collectives se tiennent aux 15 jours le samedi, de 14 heures à 18 heures.

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