À la uneUQAMAllocution sous surveillance

Avatar Frederic Comeau27 septembre 20132 min

Jeudi midi, le recteur Robert Proulx présentait son allocution annuelle à la communauté uqamienne, sur fond de contestation étudiante.

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Sous l’initiative de l’Association facultaire étudiante de science politique et de droit (AFESPED), une vingtaine d’étudiants ont dénoncé l’installation de plusieurs caméras de surveillance à l’UQAM. Quelques minutes après l’ouverture de la conférence, les perturbateurs se sont installés devant la scène et ont dévoilé une banderole titrée «UQAM sous surveillance».

«Le recteur Robert Proulx se vante de son ouverture et de son désir de se rapprocher de la communauté uqamienne, mais depuis son arrivée, plusieurs caméras ont été installées près des locaux d’associations étudiantes et syndicales», affirme le coordonnateur aux affaires externes de l’AFESPED, Samuel Cossette. Il critique l’absence de consultation auprès de la communauté étudiante de l’UQAM sur ce dossier.

Plan de match

L’esprit de communauté, l’internationalisation de l’Université, la liberté et la collaboration étaient néanmoins à l’honneur dans le discours du recteur. «Je veux qu’on arrête de considérer les étudiants comme des clients et les professeurs comme des ressources académiques», a déclaré Robert Proulx, qui affirme vouloir se distancer de l’université de marché.

Il encourage l’Université du peuple à se tourner vers le monde. «Nous constituerons un vaste réseau d’échange. L’UQAM comme les universités internationales ressortiront gagnantes», assure-t-il. Le recteur désire aussi laisser une plus grande place à la consultation populaire.

Lors de la période de questions, Robert Proulx a toutefois été sommé par la vice-présidente aux affaires académiques du Syndicat des chargés et chargées de cours de l’UQAM, Ginette Prévost, d’intégrer rapidement les chargés de cours au Conseil national des universités. Un autre participant en a profité pour questionner la position du rectorat sur la Charte des valeurs québécoises. «Je crois que l’université doit rester publique, laïque et française, a déclaré le recteur. L’UQAM ne se positionnera pas sur le sujet avant l’adoption du projet de loi.» Dans deux jours, Robert Proulx s’envolera vers la Chine pour une conférence d’universités.

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