Non classéUqamiens en quête d’amour

Avatar Justine Gaignard-Parent7 février 20132 min

L’expression «l’amour au premier regard» prend un tout autre sens pour les étudiants de l’UQAM depuis que trois de leurs collègues ont créé les pages Facebook Spotted UQAM et Spotted ESG. Ces Cupidons 2.0 permettent à leurs collègues de déclarer dans l’anonymat leur flamme aperçue dans les corridors de l’Université du peuple.

L’initiative uqamienne est inspirée de celle du HEC dont la page similaire regroupe près de 1 000 personnes. Les soupirants écrivent un message anonyme et espèrent que la personne concernée se reconnaîtra. «On s’est dit: Et pourquoi pas faire la même chose ici à l’ESG? » raconte l’un des deux créateurs de la page.

Pour les étudiants qui ne fréquentent pas l’ESG, une étudiante en urbanisme a créé début janvier une page dédiée à l’ensemble de la communauté uqamienne. D’origine française, elle trouvait dommage que l’Université du peuple n’ait pas été frappée par le phénomène Spotted. «En Europe, toutes les universités ont leur page du genre», explique-t-elle avant d’ajouter que les membres de la nouvelle page sont curieusement presque tous Français. «Peut-être que nous sommes plus en quête d’amour que les Québécois?», blague-t-elle. Moins achalandée, la page Spotted UQAM comptait un peu plus de 70 membres au moment d’écrire ces lignes.

Si les trois étudiants à l’origine des pages de courrier du cœur ne sont pas de la même faculté, ils ont tout de même des points communs : ils sont célibataires et n’ont pas eux-mêmes utilisé leurs services. «Je suis trop gênée pour écrire un message», admet en riant l’étudiante en urbanisme.

Un phénomène mondial

Les universités anglaises sont les premières à avoir popularisé le phénomène dans les établissements scolaires. Le site Internet fitfinder.com, créé par un étudiant du Royaume-Uni, comptait plus de 250 000 membres lorsqu’il a été forcé de fermer en 2010 sous les pressions des directions d’universités qui trouvaient certains messages trop vulgaires.

Deux semaines à peine après sa création, la page dédiée aux étudiants de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM a déjà permis à deux tourtereaux d’entrer en contact et récolté près de 150 mentions «j’aime».

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Le journal Métro, avec sa section flirt, offre le même type de rubrique aux grands romantiques des transports en commun. Sylvie Synott, réceptionniste du quotidien, est responsable de la publication des mémos amoureux et s’étonne toujours de la popularité du concept. «Régulièrement, il y a des gens qui appellent parce qu’ils se sont reconnus dans l’un des messages, mais on ne peut pas donner les coordonnées de l’auteur, c’est à eux de se reconnaître», raconte-t-elle. L’équipe reçoit parfois une quinzaine de déclarations d’amour par jour. «Certaines personnes prennent la chose très à cœur. Une personne nous a déjà appelé pour faire des corrections, car elle s’était trompée de jour dans son message», s’esclaffe-t-elle.

Crédit photo: Facebook

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