À la uneUQAMLa Chaire Raoul-Dandurand fourmille en prévision du 6 novembre

Avatar Andrée-Anne Côté-St-Laurent28 septembre 20122 min

Alors que les présidentielles américaines battent leur plein, les chercheurs de l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM se retrouvent sous les feux de la rampe.

Dans le tourbillon médiatique autour du duel Obama-Romney, les membres de l’Observatoire sur les États-Unis en ont par dessus la tête, ce qui ne sera pas pour nuire à leur visibilité. «Il n’y a pas une seule semaine où nos chercheurs ne sont pas sollicités, affirme le directeur de l’Observatoire sur les États-Unis Frédéric Gagnon, sourire en coin. Lorsque des événements comme la mort récente de l’ambassadeur américain en Libye surviennent, ils sont très souvent à la télévision.»

Selon lui, c’est un beau défi pour les membres de s’adresser à un public varié. «La capacité de vulgariser et d’expliquer clairement ce qui se passe à l’échelle internationale est sans doute une des grande qualité de nos chercheurs», croit-t-il.

Le site web sur les élections américaines 2012, alimenté par le coordonnateur de l’Observatoire Pierre-André Gagnon, présente des analyses de l’actualité, des blogues et des tweets. «Nous voulions avoir notre propre plate-forme de diffusion pour les élections, explique l’étudiant à la maîtrise en sciences politiques à l’UQAM. Nous publions une dizaine de liens par semaine, écrits par des chercheurs d’ici.»

Bières et prédictions

«Je mettrais un petit deux sur Obama», lance sans hésiter Frédéric Gagnon dans un article où il base son argumentaire sur la simple question: «avec qui aimeriez-vous le plus prendre une bière»? Pour lui, le «facteur bière» est clair. Perçu comme un homme froid, Mitt Romney a échoué à ses «tentatives de réchauffer l’opinion publique». La vidéo dans laquelle Mitt Romney fait le lien entre les électeurs de son rival et les 47% d’individus ne payant pas d’impôts, qualifiés de «victimes», ne l’a pas aidé, ajoute le spécialiste.

Selon plusieurs de ses collègues et lui, les jeux ne sont pas encore faits. «Le facteur 2.0 est imprévisible, déclare le directeur de l’observatoire. Le web a ruiné la carrière politique de plusieurs politiciens américains dans ces dernières années».

L’économie reste cependant le principal enjeu de la campagne. «Aucun président, excepté Roosevelt, n’a été réélu lorsque le taux de chômage dépassait 7,2%. Or, il est de 8,2%, explique le spécialiste. Je crois que plusieurs Américains sont prêts à laisser une deuxième chance à Barack Obama, car il s’agit de la pire crise économique depuis 1930.» Rien, des deux côtés, n’est donc perdu d’avance.

Crédit photo: Facebook

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La fameuse vidéo qui a mis Mitt Romney dans l’embarras.

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