UQAMEntre pragmatisme et innovation

Avatar Thomas Dupont-Buist16 avril 20122 min

 

Dehors les stationnements de 200 mètres carrés, les magasins à grande surface et les tours à condos de 20 étages. Les finissants au baccalauréat en urbanisme de l’UQAM ont redéfini les tendances en urbanisme lors de l’exposition R-Urbaine, jeudi et vendredi derniers, à l’église montréalaise de Sainte-Brigide-de-Kildare.

Dans une ambiance festive, les 11 équipes de quatre à six étudiants ont présenté aux badauds le fruit d’un an de dur labeur, entièrement consacré à l’élaboration d’un plan d’urbanisme. Amis, parents et même conseillers municipaux ont pu se faire expliquer en détail autant le travail de l’urbaniste, parfois méconnu, que les tenants et aboutissants de leurs projets. Les spectateurs ont déambulé entre les kiosques avec intérêt, appréciant au passage le professionnalisme des maquettes, dessins et simulations 3D créées à partir du logiciel SketchUp, qui facilitaient la compréhension.

La majorité des projets avaient pour théâtre la métropole montréalaise alors qu’un seul se situait à l’international. Le projet Tallapiedra, sans doute l’un des plus ambitieux, a été monté à la suite à d’une visite de l’équipe à Cuba et avait pour but une revitalisation d’un quartier industriel de La Havane. Grâce au professeur Alain Caron, les concepteurs du projet ont pu visiter la capitale cubaine pour ancrer leur projet dans la réalité. «Nous avons pris beaucoup de photos et relevé l’intensité des bruits ambiants qui sont un réel problème dans le quartier de Tallapiedra. À cause de la proximité d’une usine active, les décibels atteignent souvent un taux comparable à celui d’un marteau piqueur à un mètre de distance», explique le finissant Laurent Levesque. Mais le bruit était loin d’être la seule complication qu’impliquait de travailler à l’étranger, avec des facteurs et des normes différentes. «On devait aussi composer avec le climat différent. Au Québec, on fait des études d’ensoleillement, là-bas, on devait étudier l’ombrage», ajoute-t-il.

En plus de favoriser les ressources locales et les modes de transport alternatifs, chaque équipe souhaite créer un sentiment d’appartenance au quartier. Si les idées des urbanistes de demain s’entrecoupent, «c’est que l’on ressort à peu près toutes les mêmes idées à la mode apprises dans nos cours», selon Claudel Taillon, membre de la créative équipe Six and the City. «La réalité québécoise est très dure et règlementaire, on veut du pragmatisme. Nous, on avait envie d’être utopistes pour une fois, d’avoir notre signature», confie-t-elle.

Crédit photos: Thomas Dupont-Buist

 

 

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