UQAML’endettement se confirme chez les étudiants

Stéphanie Maltais8 septembre 20111 min

Alors que les frais de scolarité augmenteront de 1625$ d’ici cinq ans de 75 %, les universitaires terminent leur baccalauréat plus endettés que jamais, a dénoncé la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) par une vaste étude publiée plus tôt cette semaine..Selon la FEUQ, plus des deux tiers des étudiants finissants au premier cycle universitaire contractent une dette moyenne de 13 967 $. Le quart de tous les étudiants termineraient même leurs études avec une dette de plus de 20 000 $. Fait alarmant, le programme d’Aide financière étudiante (AFE) ne suffit plus; la moitié des universitaires emprunterait dans les institutions bancaires ou auprès de leurs proches.

Afin d’enrayer l’endettement étudiant, la FEUQ a fait une dizaine de recommandations. «Nous demandons un meilleur encadrement des institutions financières, une amélioration des prêts et bourses, un gel des frais de scolarité et une AFE bonifiée» annonce la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Cette dernière publication de la FEUQ a été réalisée à l’aide de sondages auprès de 12 669 étudiants du premier cycle au cours de l’année 2009. Ces derniers ont répondu à des questionnaires concernant l’endettement et les conditions de vie. L’Université McGill et HEC Montréal ont refusé de participer à l’enquête.

À l’aube d’une manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité, prévue pour le 10 novembre 2011, la FEUQ espère ajouter avec cette récente étude du poids dans l’argumentaire des militants. «La campagne doit d’abord se faire au niveau de l’information auprès des étudiants. Par la suite, on pourra faire des démarches auprès des associations pour les amener à aller dans la rue pour manifester», conclut Martine Desjardins.

Les députés provinciaux dits précaires par Martine Desjardins, – soit ceux ayant gagné les dernières élections provinciales avec une faible majorité – seront également visités par la FEUQ prochainement. «On va leur donner notre argumentaire pour leur dire que s’ils veulent être réélus aux les prochaines élections, il faudrait peut-être qu’ils changent leur fusil d’épaule», soutient Martine Desjardins.

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