Non classéSuccès surprise à la galerie de l’UQAM

Émilie Bergeron5 mars 20112 min
Rise and Fall, de l’artiste hollandaise Fiona Tan a attiré plus de 1700 visiteurs à la galerie de l’UQAM, le 26 février dernier, dans le cadre de la Nuit blanche du Festival Montréal en Lumières. L’exposition se poursuit jusqu’au 2 avril.
 
Pour l’occasion, la galerie de l’UQAM a exceptionnellement ouvert ses portes de 20h à 3h. L’agente de recherche et responsable des programmes publics à la galerie, Julie Bélisle, a été surprise de la popularité de  l’œuvre centrale, qui prête son nom à l’exposition. «La Nuit Blanche, c’est un événement où les gens sont généralement bruyants et fêtards. Pour ceux qui sont venus voir l’exposition, l’installation Rise and Fall a fait succès. Les gens s’installaient et étaient contemplatifs.» 
 
Faces à deux écrans sur lesquels défilent en boucle deux séquences vidéo, les visiteurs sont projetés dans le quotidien d’une vieille dame. Les images séquencées sur chacun des écrans sont d’abord en synchronisme. Puis, défilent en parallèle la routine de la dame et ses souvenirs. Les images se croisent et s’entrecroisent, de sorte que passé, présent et subjectivité s’entremêlent. 
 
C’est par ailleurs la première fois que l’œuvre Projection est dévoilée au public. Un autoportrait de Fiona Tan à la réalisation toute particulière: l’artiste s’est d’abord filmée dans son studio, a projeté la séquence obtenue sur un drap pour finalement en capturer le résultat. L’effet produit par le drap en mouvance joue sur les perceptions visuelles de celui qui observe. «On a dû adapter l’exposition originale à l’espace disponible à la galerie de l’UQAM», admet l’agente de recherche, Julie Bélisle.
 
Les thèmes de l’identité, de la mémoire et du portrait sont privilégiés par Fiona Tan depuis ses débuts. D’origine hollandaise, mais née en Indonésie en 1966, l’artiste a parcouru  plusieurs coins du globe. Elle a suivi sa formation artistique à Amsterdam et habite les Pays-Bas depuis une trentaine d’années. 
«On avait remarqué Fiona Tan en tant qu’artiste influente à l’échelle internationale», explique Julie Bélisle. Elle mentionne notamment la participation de l’artiste multidisciplinaire au pavillon allemand de la 53e Biennale de Venise, l’un des plus prestigieux événements artistiques internationaux. «C’était donc important pour nous de diffuser et promouvoir son art.»
 
Trois installations vidéographiques sont présentées à la galerie de l’UQAM, soit les plus récentes œuvres produites par l’artiste: Provenance, Rise and Fall et Projection. L’exposition est le fruit d’une collaboration entre la Vancouver Art Gallery et l’Aargauer Kunthaus, en Suisse.
 
Fiona Tan. Rise and Fall à la galerie de l’UQAM jusqu’au 2 avril, entrée libre.

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