Non classéAttaque de grillons

Naël Shiab7 décembre 20092 min

Des centaines de grillons vivants ont été lâchés dans la salle R-M110 le 30 novembre dernier, aux alentours de 14h30. Perturbé par une huitième plaie d’Égypte remise au goût du jour, le cours d’études littéraires «Corpus québécois» a été interrompu pendant 15 minutes.

«Tout est arrivé d’une shot, décrit Alexandra Hamel-Michaud, qui était au fond de la salle de classe. J’ai reçu quelque chose sur le visage, puis tout le monde a paniqué. Il y en avait partout, c’était dégueulasse.»

Les suspectes, deux jeunes femmes, sont entrées pendant le cours avant de projeter dans les airs le contenu de deux gros sacs. «Une avait les cheveux blonds, témoigne Virginie Blanchette-Doucet, qui était également présente. Elles avaient l’air de deux étudiantes, mais nous ne les connaissions pas.»

Deux autres individus seraient également complices. «Certains disent que deux gars observaient la réaction des gens avec des cellulaires, alors qu’ils n’étaient pas dans le cours d’habitude», ajoute Mariève Beaupré-Kwan, qui était assise en arrière.

Selon Maxim Phaneuf, qui suit le cours dans le cadre d’un baccalauréat en enseignement secondaire, l’un d’entre eux est sorti de la salle en courant, une fois les insectes lâchés.

Le mobile des protagonistes reste flou. «Si on avait eu un examen, j’aurais compris, mais ce n’était pas le cas, rapporte Virginie. Mais bon, ça peut être vraiment gratuit comme geste aussi.»

La chargée de cours, Anne-Marie Ancrenat-Olek, reste elle aussi dans l’expectative. «C’est très bizarre, je n’ai pas eu de message ou d’appel depuis, a-t-elle indiqué une semaine plus tard. Je pense que c’est un gag.»

Réunir une telle quantité d’insecte est un tour de force selon la directrice des animaleries de l’UQAM, Manon Saint-Germain: «ça prend quand même un bon contact. Les animaleries en ont en général une trentaine, et encore, je suis généreuse.» Elle a précisé que les grillons ne provenaient pas de l’UQAM.

«Une enquête est en cours», a déclaré la directrice des relations avec la presse de l’UQAM, Francine Jacques.

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